Les Marocains accros aux sms

- 15h42 - Maroc - Ecrit par : L.A

Le secteur des télécoms est sans conteste un de ceux qui tirent l’économie marocaine vers le haut. Ouvert à la concurrence et disposant d’un cadre législatif et réglementaire bien ficelé, il enregistre une croissance soutenue. C’est ce qui ressort du rapport d’activité pour 2006 que vient de rendre public l’Agence nationale de réglementation des télécommunications (ANRT). Même si les chiffres sont sortis tard, il est intéressant d’en prendre connaissance, sachant qu’ils ne souffrent d’aucune approximation et par conséquent reflètent exactement l’activité de l’année écoulée.

Si la téléphonie fixe marque le pas et enregistre même un léger recul, la téléphonie mobile confirme sa bonne santé. Ainsi, pour cette dernière, le nombre de clients a progressé de 29 % par rapport à l’année précédente, à 16 millions, et le taux de pénétration est passé de 41,5 à 53,5%. Les deux opérateurs alors en activité, en l’occurrence Maroc Telecom et Méditel, ont tous deux profité de la belle orientation de ce segment, mais leurs parts de marché restent stables avec 67% pour le premier et 33% pour le second.

Fait marquant, le SMS est bien entré dans les mœurs en matière de communication. Le nombre de messages échangés en 2006 est de 1,48 milliard au lieu de 1,17 milliard une année plus tôt, soit une hausse de 26,5 %.

La qualité avérée confirmée par une récente enquête et le coût abordable de ce moyen de communication expliquent son succès et laissent présager une croissance continue dans les années à venir.
Il est certain que Wana, au côté des deux autres opérateurs, donnera un second souffle à la téléphonie mobile (une fois la contrainte de la mobilité restreinte levée), décidément bien ancrée chez le consommateur marocain. En fait, plus d’un Marocain sur deux, plus précisément 53% de la population, utilise le téléphone mobile.

Le fixe, victime de la poussée du mobile

On ne peut pas en dire autant pour le fixe, victime de la désaffection des clients, plus portés sur le mobile. Il a perdu quelque 75 000 abonnés, ceux-ci n’étant plus que 1,266 million en 2006. Aujourd’hui, le fixe se cantonne dans l’abonnement nécessaire à une connexion ADSL. Ainsi, son taux de pénétration dépasse à peine les 4%.
La part des différents segments du marché du fixe est relativement stable par rapport à 2005. Les abonnés professionnels ont cependant progressé de deux points pour atteindre le taux de 23,4 %. Les publiphones qui quadrillent le pays jusqu’aux coins les plus reculés gardent les mêmes parts de marché, soit un peu plus de 12%. Le reste revient aux résidentiels.

L’arrivée sur le marché de Méditel n’a pas encore induit de changements visibles. Il est vrai que dans un marché stagnant et face à un opérateur bien établi, les performances ne sont pas évidentes, en tout cas non immédiates. Surtout que Maroc Telecom a fourni, et continue de fournir des efforts soutenus. « Phony » et « Al Manzil », selon nombre d’utilisateurs, offrent des conditions alléchantes. Les offres de double crédit « Al Manzil » sont devenues quasiment structurelles et mensuelles.

Internet : un taux de pénétration encore faible

Internet est le marché qui manifeste certainement le plus de vigueur. Comparativement à 2005, le nombre d’abonnés a crû de 12%, à près de 400 000. Avec un taux de pénétration de 1,34% en 2006, le potentiel reste très important. L’écrasante majorité des abonnés (98%) ont opté pour l’ADSL. Le reste est partagé entre les forfaits, l’internet sans abonnement, les liaisons louées et le classique. Au total, 6 millions d’utilisateurs sont comptabilisés par l’Agence en 2006 alors qu’ils n’étaient que de 4,6 millions l’année précédente. De nouveaux produits, introduits par les opérateurs en 2007 comme, par exemple, la 3G, devraient continuer à promouvoir internet à travers le pays. Espérons que l’UMTS ne tardera pas trop à être lancé au Maroc...

La vie éco - N.E.A.

  • Le taux de pénétration d'Internet au Maroc ne dépasse pas 1,72%

    Au Maroc, 20 millions de personnes sont des abonnés au mobile, près de 2,393 millions abonnés au fixe et 526 080 abonnés à l'Internet. C'est ce qu'a annoncé dans un communiqué, l'Agence nationale de réglementation des télécommunications (ANRT). En ce qui concerne les abonnés aun mobile, l'ANRT a précisé qu'au terme de l'année 2007, ils ont atteint 20.029.300, soit une croissance annuelle de 25%.

  • Wana dope le fixe

    Le parc Fixe a progressé de plus de 20% en trois mois alors que le nombre des abonnés au Mobile est en hausse de 2,7% et l'Internet de 10% à fin juin 2007.

  • Télécoms : 800 000 nouveaux clients pour le mobile et le fixe au premier trimestre

    Le fixe a été relancé par la mobilité restreinte qui permet à Wana de se hisser à la première place. Maroc Telecom préserve son leadership sur le mobile et l'internet. La tendance à la baisse des publiphones semble irréversible.

  • Hausse de 89% des abonnés à la téléphonie fixe en 2007

    Le nombre des abonnés à la téléphonie fixe a atteint l'année dernière 2.393.767 contre 1.266.119 abonnés en 2006, soit une hausse de 89 pc, indique le rapport 2007 de l'Agence nationale de réglementation des télécommunications.

  • Technologies de l'information : le Maroc surclasse l'Afrique du Sud

    S'il est de coutume, dans les classements de pays africains, de voir fréquemment l'Afrique du Sud en tête de liste, il est un indicateur pour lequel elle vient de se faire coiffer au poteau : les technologies de l'information et des télécommunications. D'après une étude publiée par la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (Cnuced), qui se fonde sur les statistiques remontant à la mi-2007, ce pays est, dans ce domaine, supplanté par le Maroc, pourtant classé 68e sur 180, suivi par l'Algérie, 83e. Placée au 86e rang dans le monde, l'Afrique du Sud se contente de la 3e place sur le continent.

  • Le Maroc, leader télécoms en Afrique

    Le Maroc reste l'un des pays les plus avancés en Afrique en matière de télécommunication, avec un secteur majoritairement privatisé et une grande pénétration de la téléphonie mobile, indique l'entreprise "Research and Markets".

  • Wana et Maroc Telecom se disputent le marché du fixe

    L'Agence nationale de réglementation des télécommunications (ANRT) vient de livrer le premier tableau de bord trimestriel de 2009. L'on retrouve les chiffres de janvier à mars du parc de la téléphonie mobile, du fixe, de l'internet et des publiphones. Le mobile continue ainsi sa percée avec plus de 23,5 millions d'abonnés.

  • Wana détient désormais 51,65% du parc de la téléphonie fixe

    Dans le marché de la téléphonie fixe, Wana détient 51,65 % du parc fixe suivi de Maroc Telecom avec 48,12% et Medi Télécom avec 0,23%. La mobilité restreinte a changé la donne.

  • 490 000 Marocains branchés à l'internet

    Internet connaît au Maroc un succès qui ne se dément pas. Selon l'observatoire de l'Agence nationale pour la réglementation des télécommunications (ANRT), le parc des connexions comptait, à fin septembre, près de 491 000 abonnés, en progression de 37% par rapport au même mois de l'année précédente. L'ADSL continue de se tailler la part du lion avec 91,8% de parts de marché et le nouveau venu « Bayn » s'adjuge déjà 6,7% du gâteau avec son offre internet sans fil qui a relevé par la même occasion le nombre de connexions bas débit. Ainsi, le nombre d'abonnés du bas débit est passé de 7 999 en septembre 2006 à 39 219 en 2007, soit une hausse de 390% sur une année.

  • 23 millions d'abonnés à la téléphonie mobile au Maroc

    A fin juin 2009, le parc de téléphonie mobile marocain comptait 23,5 millions d'abonnés contre 21,4 millions en 2008 a indiqué l'Agence Nationale de Réglementation des Télécommunications (ANRT).