Marrakech : leur banque les rassure, des Français perdent 25 000 euros dans une arnaque

- 11h00 - France - Ecrit par : L.A

Un couple de Beaunois a perdu près de 25 000 euros lors d’un séjour à Marrakech en avril. Piégés par une escroquerie bien rodée, les touristes accusent leur banque de les avoir rassurés avant de refuser tout remboursement.

Le 3 avril, Valérie et son mari se retrouvent dans une villa face à des individus leur promettant le remboursement de leurs excursions. Saisie d’un doute face au terminal de paiement, la touriste contacte son établissement bancaire en France. Au bout du fil, un conseiller l’affirme : il s’agit d’une simple empreinte bancaire sans aucun risque. Rassuré par ce diagnostic qui engendrera d’ailleurs 148 euros de frais téléphoniques, le couple bourguignon insère sans méfiance trois cartes de crédit dans la machine.

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De retour à leur hôtel, la désillusion est totale. Les cartes ont disparu et trois virements frauduleux vident leurs comptes de 24 400 euros. La situation empire en France lorsque les deux banques concernées rejettent leurs demandes de dédommagement. Par courrier, l’une d’elles justifie son refus pour un débit de 6 882 euros en invoquant un manquement à la protection des données de sécurité. Ce choc financier contraint le mari de Valérie, 59 ans, à repousser son départ à la retraite.

Cette spirale destructrice a pourtant débuté par un banal démarchage téléphonique offrant un séjour promotionnel à 600 euros. Sur place, les vacanciers profitent de prestations luxueuses avant d’être abordés par une dénommée Cathy, prétendue auditrice qualité. Cette dernière gagne leur confiance et les oriente vers la fameuse villa, décorée de logos de grandes compagnies de voyage, où opérait une fausse banquière chargée de finaliser le piège.

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Refusant de baisser les bras, Valérie découvre sur la plateforme Signal Arnaques que des habitants de Paris ou de Saint-Raphaël ont subi le même mode opératoire. Elle décide de fonder un groupe WhatsApp pour rassembler cette dizaine de victimes identifiées. Suite à la plainte déposée auprès de la gendarmerie de Beaune, l’enquête a été transférée aux autorités locales, précise Le Bien Public.