Marrakech, cité de tous les vices

- 22h47 - Maroc - Ecrit par :

Attablées à la terrasse d’un prestigieux pub du quartier l’Hivernage, deux jeunes et très jolies femmes marocaines sont en train de discuter avec leurs compagnons européens. En cette douce soirée de juin, le thermomètre affiche une température plus clémente que d’habitude.

Les voluptueuses mélopées orientales d’une compil. de Buddha Bar et une douce brise viennent accentuer ce sentiment de bien-être, qui semble envahir toute la clientèle de l’établissement. Entre deux gorgées de kir, l’une des deux femmes, une superbe brune aux cheveux longs, passe aux négociations. Le plus naturellement du monde, elle déclare que son tarif est de 300 euros la nuit. Plus au fond dans la salle, derrière un rideau de soie, la salle VIP abrite quelques célébrités hexagonales en charmante compagnie. À partir d’une heure du matin, le pub commence à se vider de sa clientèle. À l’entrée, des berlines et quelques bolides rutilants s’alignent, avant de prendre chacun une direction différente. La nuit marrakchie vient tout juste de commencer.

Il y a les amateurs de jeux qui iront tenter leur chance du côté des casinos de l’hôtel « La Mamounia » ou le « Saadi ». Les plus jeunes opteront pour l’une des innombrables boîtes branchées de la ville. Quant à nos deux jeunes femmes, elles prendront certainement la direction de l’une des centaines de maisons d’hôtes ou d’appartements meublés de la ville. Les dragueurs bredouilles s’aventureront certainement du côté des innombrables et vieilles boîtes et cabarets de la ville où l’on est toujours assuré de trouver des cœurs à prendre. Finalement, tout le monde y trouvera son compte.
Dans la Ville Ocre, on est rarement à court d’idées pour s’amuser et avoir du plaisir. Car, c’est de plaisir qu’il s’agit et ils sont ainsi plusieurs centaines de milliers d’épicuriens à assiéger cette cité aux mille et une promesses, si propice à la libération des sens.
En cette année 2005, et pendant les seuls cinq premiers mois, ils sont presque 600.000 touristes à avoir choisi d’y séjourner. Parmi ces touristes, il y a une majorité de Français (317.815) suivis de loin par les Espagnols, qui ont atteint 34.000 touristes. Et puis il y a aussi des Américains, des Allemands, des Suédois, des Scandinaves, des Italiens, etc. Résultat de ce mélange : Marrakech compte aujourd’hui parmi les villes les plus cosmopolites du monde. À travers les ruelles de sa médina, dans les terrasses de ses cafés, sur les bars de ses innombrables pubs et discothèques, les langues et les couleurs se mélangent pour donner un patchwork bariolé où l’on trouve de tout. Mais, à la différence d’autres destinations touristiques qui ont misé sur le tourisme de masse, souvent bas de gamme, Marrakech, elle, a opté pour le luxe.
C’est ce qui explique que bon nombre de ces visiteurs sont des gens argentés. Il y a le cadre bancaire en quête de dépaysement, le businessman millionnaire et la star du showbiz qui aspirent à un peu de discrétion, l’enseignant en retraite qui cherche juste un peu de repos et de soleil.
Le dénominateur commun entre ces différentes catégories, c’est la soif du bien-être et la recherche du plaisir : plaisir de la bouche, plaisir de la vue, mais aussi, et de plus en plus, plaisir de la chair. N’en déplaise aux autorités de la ville, qui se veulent rassurantes, Marrakech est également une destination prisée par les touristes sexuels, qui viennent y donner libre cours à leurs fantasmes, parfois les plus abjects.
Car l’avion qui ramène le bon père de famille en quête d’exotisme, débarque aussi parfois le pervers en quête de safari sexuel et de sensations érotiques.
Des attentes pour lesquelles Marrakech semble de plus en plus outillée. En effet, face à une demande sans cesse croissante, la ville a été assaillie par des essaims de prostituées et de prostitués qui ont fini par s’y installer. Sentant la manne et s’alignant sur la concurrence, désormais, même des restaurants et des pubs parmi les plus huppés de la Ville Ocre autorisent et encouragent ces professionnels du sexe à opérer parmi leur aimable clientèle, dont les goûts et les attentes diffèrent. Pour ce qui est de la pédophilie, les victimes sont souvent recrutées par des rabatteurs marocains, parmi les jeunes mineurs des quartiers défavorisés de la ville.
Les enfants des rues sont à ce propos une proie de choix. Et, malgré la vigilance de la police et de certaines associations de protection de l’enfance, les pédophiles finissent toujours par trouver matière à leurs vils fantasmes.
Finalement, c’est à se demander si, à côté du soleil et du beau temps, le sexe n’est pas en train de s’imposer parmi le riche argumentaire touristique de la Ville Ocre.

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