À Marrakech, les montgolfières clouées au sol
À Marrakech, les retards administratifs à répétition dans le renouvellement des licences paralysent le secteur florissant des montgolfières. Face au silence des autorités, les professionnels s’inquiètent pour l’avenir de cette attraction touristique majeure.
Lancée en 1990, l’activité est devenue un véritable pilier de l’attractivité de la ville ocre. Le secteur brasse chaque jour près de 2 500 passagers et fait vivre environ un millier de salariés, dont une grande partie vient de la région des Jbilet, dans la province des Rhamna. Aujourd’hui, dix-huit entreprises exploitent 81 appareils enregistrés, tandis qu’une vingtaine d’autres structures patientent toujours pour obtenir leur sésame d’exploitation.
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Mais cette forte dynamique commerciale se heurte à une lourdeur pénalisante. Tous les six mois, le renouvellement obligatoire des autorisations subit des lenteurs, forçant les flottes à rester au sol entre deux et huit jours. En décembre 2023, une licence censée être validée le 2 du mois n’a finalement été délivrée que le 7, mettant en avant ce dysfonctionnement chronique qui menace les finances des exploitants.
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Ces interruptions forcées provoquent une réaction en chaîne désastreuse. L’annulation soudaine des vols déclenche les protestations des clients, particulièrement ceux venus d’autres villes, et désorganise totalement les agences qui intègrent ces excursions dans leurs séminaires. Ce blocage contraste sévèrement avec le programme ministériel « Go Siyaha », censé accompagner ces entreprises dans leurs lourds investissements matériels et numériques.