Marrakech veut briller

- 00h09 - Maroc - Ecrit par : L.A

On disait la ville rouge moins à la mode, victime de son succès. Pourtant, la cité du désert n’a rien perdu de ses charmes. Après les souks, ce sont pour ses palaces, ses restaurants de chefs, ses bars et ses « plages » branchés que se déplacent les nouveaux fans.

Trop populaire Marrakech, avec sa place Djema’a el-Fna bondée de touristes ? Pas assez chic ? Pas forcément. Car à côté des petites guest-houses et des hôtels-clubs, se sont développés des lieux d’exception, souvent installés dans le cadre luxuriant de la palmeraie, à dix minutes de la médina. L’ouverture (en 2000) de l’Amanjena, premier resort du groupe Aman sur le continent africain, illustre bien la nouvelle approche et le potentiel de Marrakech : élégance, exclusivité, les lieux sont conçus pour une clientèle haut de gamme et jet-set. Et autour de cette population fortunée, à la recherche de distractions et de plaisirs de qualité, se sont ouverts de nombreux bars et restaurants design.

Ce besoin d’exception a été vite compris de quelques chefs français, prompts à proposer des lieux à mi-chemin du lounge, du restaurant et de la discothèque. Les frères Pourcel, doublement étoilés à Montpellier pour leur table du Jardin des Sens, avaient déjà leurs tables à Bangkok et à l’île Maurice. À Marrakech, à 10 kilomètres de la cité sur la route de l’Ourika, ils viennent de lancer La Plage Rouge, qui n’est pas sans rappeler les restaurants de plage de Saint-Tropez, musique comprise. L’endroit est heureusement plus raffiné et l’installation d’une piscine longue de 70 mètres creusée dans une plage de sable ocre assure d’ores et déjà le succès d’une table fusion sous influence méditerranéenne. Voilà un concurrent sérieux pour le Bô & Zin, installé à deux pas, le Nikki Beach, autre concept bar-plage-restaurant-lounge situé sur le circuit de la palmeraie ou pour le Tanzania, ouvert sur le même principe dans le quartier de l’Hivernage.

Outre les frères Pourcel, Marrakech accueille également depuis peu un autre habitué des destinations à la mode, Christophe Leroy. Ce chef, qui officie habituellement à Saint-Tropez ou à Avoriaz, s’est installé dans les murs du Palmeraie Golf Palace, sur près de 1 000 m² situés à l’entrée de l’hôtel. Enfin, le dernier restaurant branché de la palmeraie, Kiotori, est japonais.

De retour au coeur de la ville, on peut aussi s’amuser à grignoter une galette bretonne à La Crêperie, dans le quartier de Guéliz, avant de se lover dans les fauteuils sixties du Kechmara (Marrakech en verlan) qui mixe la jeunesse dorée marrakchi et celle des fêtards de passage.

Temples des nuits marrakchi

Car la cité se fait moins sage, comme le prouve l’ouverture, en 2005, du Kosybar, un restaurant-bar à vins niché dans un riad cosy, place des Ferblantiers, en plein coeur de la médina. Sur sa terrasse, avec vue sur la Koutoubia, on déguste les meilleurs crus marocains avant de rejoindre l’une des soirées du Pacha, du Théâtro ou du Jad Mahal, temples des nuits marrakchi. Un coup d’oeil sur le site fashionaddictmarrakech suffit à programmer ses sorties en fonction des DJ internationaux attendus à tel ou tel endroit. Les nuits de la ville rouge ne sont pas encore aussi blanches que celles d’Istanbul, mais la compétition est lancée. Car Marrakech est bel et bien la destination chic et branchée du Maghreb. D’ailleurs, les très exclusifs city-guides Wallpaper, édités en langue anglaise par Phaidon, s’apprêtent à sortir la version française du guide Marrakech. Une consécration.

Le Figaro - Alexandra Michot

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