Mauvaise nouvelle pour les Marocains : l’Union européenne durcit radicalement ses règles
L’Union européenne vient d’adopter de nouvelles règles migratoires intégrant le Maroc à sa liste des pays d’origine sûrs. Cette décision permet désormais un rejet immédiat des demandes d’asile des ressortissants marocains, suscitant l’inquiétude des spécialistes des droits humains.
La validation de ce texte par le Conseil de l’UE modifie radicalement le traitement des migrants originaires du royaume, mais également d’Égypte et de Tunisie. Selon , Anadolu, les instances européennes pourront formellement refuser toute requête émanant de ces nationalités. Le spécialiste des questions migratoires Majdi Karbai prévient que ces procédures accélérées anéantissent la période de régularisation qui favorisait jusqu’ici l’intégration des exilés.
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Concrètement, les arrivants risquent un placement direct en centre de rétention pouvant s’étirer sur dix-huit mois, en attendant leur expulsion par vol affrété. L’expert souligne que ces structures privent les individus des garanties judiciaires fondamentales, comme l’assistance d’un avocat ou le droit de visite. Par ailleurs, la disparition de l’effet suspensif des recours élimine l’ultime rempart légal face à un éloignement immédiat.
Cette classification géopolitique soulève de sérieuses réserves quant à sa compatibilité avec la Convention de Genève de 1951. Majdi Karbai y voit une manœuvre stratégique de Bruxelles pour marchander une coopération migratoire, affirmant que « cette classification politique n’a rien à voir avec […] la situation réelle dans ces pays ». Il pointe une contradiction majeure : l’Europe qualifie de sûrs des États qu’elle épingle par ailleurs pour leurs violations de l’indépendance judiciaire.
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Cette politique s’intègre dans une dynamique d’externalisation totale, incluant la création à venir de centres de renvoi extra-européens et le financement des retours volontaires via l’OIM. Le Haut-Commissariat aux réfugiés rappelle pourtant l’interdiction de déléguer la protection internationale. Une dérive également fustigée par l’eurodéputée Fabienne Keller, qui dénonce une délocalisation des valeurs européennes, alors même que les détections d’entrées irrégulières ont chuté de 52 % au début de l’année 2026.