L’Europe expulsera plus facilement les Marocains
Le Parlement européen serre la vis. En inscrivant le Maroc sur sa liste des « pays sûrs », Strasbourg ouvre la voie aux procédures d’asile accélérées et aux rapatriements rapides des ressortissants marocains.
C’est un tournant ferme dans la politique migratoire du Vieux Continent. Sous la pression conjointe de la droite et de l’extrême droite, les eurodéputés ont validé mercredi l’intégration du Maroc, aux côtés de la Tunisie ou de l’Égypte, dans une liste commune de pays considérés comme sûrs.
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Pour les ressortissants du Royaume, l’impact est immédiat : leurs demandes d’asile seront traitées en mode express, limitant leurs chances de succès afin d’accélérer leur renvoi vers le pays.
Le texte va encore plus loin en autorisant l’expulsion de demandeurs d’asile vers des pays tiers n’ayant aucun lien avec eux, une mesure qualifiée par l’opposition de « cadeau à Giorgia Meloni » et à son modèle albanais.
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Alors que l’extrême droite justifie ce durcissement par une « pression insupportable » sur les États membres, les chiffres montrent pourtant une baisse de 20 % des entrées irrégulières cette année. L’adoption finale de ces mesures semble désormais n’être qu’une formalité.