Blanchiment d’argent : le Maroc se classe dans le top 10 des pays les plus sûrs d’Afrique
Le verdict de Bâle est tombé. Dans la lutte mondiale contre l’argent sale et le financement du terrorisme, le Maroc tire son épingle du jeu à l’échelle continentale. Classé 100ᵉ sur 177 pays par l’Indice de Bâle 2025, le Royaume se positionne parmi les bons élèves d’Afrique, tout en restant dans une zone de vigilance modérée au niveau mondial.
C’est un signal de stabilité envoyé aux marchés internationaux. Avec ce classement, le Maroc figure dans la catégorie des nations présentant des « risques modérés ». Une position qui valide les efforts déployés pour conformer le cadre législatif national aux standards internationaux, mais qui rappelle que la bataille pour la transparence financière totale n’est pas encore gagnée.
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Sur le continent africain, la performance est à souligner. Le Royaume intègre le cercle fermé des dix pays les moins exposés aux risques de blanchiment, faisant jeu égal avec des nations comme le Botswana, les Seychelles, la Tunisie, l’Égypte ou le Sénégal.
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L’Indice, élaboré par l’Institut de Bâle sur la gouvernance, ne laisse rien au hasard. Il crible les États à travers 17 indicateurs impitoyables, allant de la corruption à la transparence publique en passant par les risques juridiques. Si le rapport salue l’alignement progressif du Maroc sur les normes du GAFI (Groupe d’action financière), il pointe la nécessité d’accentuer le contrôle financier pour espérer rivaliser un jour avec les modèles de vertu scandinaves comme la Finlande.