Maroc : L’Office des changes mène une enquête de grande envergure
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L’Office des changes a présenté son rapport annuel pour 2024, un document qui montre une profonde transformation de l’institution. Celle-ci s’oriente vers un modèle alliant la préservation des équilibres financiers à la promotion de l’ouverture économique et de la bonne gouvernance.
Selon Driss Benchikh, directeur de l’Office, 2024 a été une année de « réconciliation et de la confiance » avec les opérateurs économiques. Cette approche s’est illustrée par le lancement de l’Opération de Régularisation Spontanée (ORS 2024) pour les avoirs à l’étranger, qualifiée de « dernière opportunité ». Parallèlement, une convention-cadre a été signée avec la CGEM pour simplifier les procédures de change et soutenir l’investissement.
Cette nouvelle vision s’appuie également sur une restructuration des mécanismes de contrôle, combinant la surveillance documentaire à distance et les inspections sur le terrain. L’Office prépare une nouvelle stratégie quinquennale axée sur l’amélioration du climat des affaires, tout en renforçant son rôle de régulateur.
206 infractions détectées pour 4,28 milliards de dirhams
Les efforts de contrôle se sont intensifiés en 2024. Au total, 2 469 dossiers d’opérations de change vers l’étranger ont été traités, pour un montant global de 53,4 milliards de dirhams. Sur ce volume, 206 infractions ont été détectées, représentant une valeur de 4,28 milliards de dirhams.
Ces infractions concernent principalement les entreprises (42 %), les particuliers (30 %) et les banques et bureaux de change (28 %). Dans le même temps, 361 missions d’inspection sur le terrain ont été effectuées, soit une hausse de 2,3 % par rapport à l’année précédente.
Dans le sillage de la sortie du Maroc de la liste grise du GAFI, l’Office a poursuivi ses actions de lutte contre le blanchiment d’argent. Un plan de mise à niveau des sociétés de change a été mis en œuvre. De plus, un partenariat avec le Fonds monétaire international (FMI) a permis de former les cadres aux risques émergents, notamment ceux liés aux actifs numériques (cryptomonnaies) et aux mécanismes de trésorerie intragroupe. Le rapport note enfin une baisse de 5,8 % du nombre de litiges, signe, selon l’Office, de l’efficacité de sa nouvelle approche de sensibilisation.
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