Des mineures congolaises contraintes à se prostituer au Maroc

- 21h30 - Maroc - Ecrit par : Bladi.net

Alors qu’on leur promet de les faire passer en Europe, des mineures congolaises sont tenues en quasi-esclavage et on les oblige à se prostituer au Maroc.

Selon une enquête réalisée par " Syfia international", des mineures congolaises sont convoyées entre la RD Congo et le Maroc, où leurs voyages s’arrêtent, alors qu’on leur avait promis de les mener en Europe et que parfois leurs familles avaient payé les soi-disant passeurs pour cela.

Syfia international déclare : « Agée de 15 ans, cette jeune fille originaire de Kinshasa se prostitue depuis deux ans. C’est à Maghnia, ville algérienne située à la frontière maroco-algérienne que tout a commencé. "Pour gagner le Maroc, j’ai été poussée à me prostituer dans le camp de transit où campent les candidats à l’immigration", raconte-t-elle. Si cette mineure, comme de nombreuses autres petites Congolaises, est aujourd’hui contrainte de faire "le plus vieux métier du monde", c’est à ses proches qu’elle le doit. En 2011, chassée de chez elle à Makala, quartier populeux de Kinshasa, elle a du vivre dans la rue, comme de nombreuses fillettes congolaises victimes de la folie des adultes.

Par ailleurs, parfois, la mineure congolaise est même obligée de payer le voyage. Ainsi, la même source cite une certaine Mimi, une fille de bonne famille : « Moi, un coopérant avait proposé à ma famille de me convoyer en Europe auprès de ma sœur qui vit à Lyon moyennant 3 000 $. Celui-ci avait laissé entendre à mon père que nous prendrions l’avion à Brazzaville, mais c’est par la route, pays après pays, que je suis arrivée ici au Maroc ».

Un long chemin à parcourir

Après le départ depuis Kinshasa (et après avoir payé les 3000 ou 5000 dollars réclamées par les passeurs), les victimes sont mises dans des chambres louées d’avance où filles et garçons dorment ensemble à même des nattes. Le voyage se faire sur les routes : Cameroun, Nigéria, Niger et Algérie via le désert du Sahara pour finalement arriver au Maroc.

Mais ce ne sont pas les seules difficultés que rencontrent ces mineurs lors de ce voyage. Elles subissent la loi de leurs bourreaux. Selon une autre source du site : « Chemin faisant, c’est d’abord les "coopérants" qui commencent à abuser de nous avant de nous pousser à la prostitution quand l’argent vient à manquer ».

Selon le média : « En plus de les exploiter sexuellement, les coopérants font subir à ces mineurs des privations de tout genre. "Parfois, on ne mange qu’une fois par jour et des repas pas toujours commodes et, surtout pour faire quoique ce soit, il faut la permission du coopérant qui agit comme un maître envers ses esclaves" ».

Hélène Yamta, présidente de la Voix des femmes migrantes au Maroc, affirme à ce sujet que ces mineures « sont à la merci de ces barbares qui détiennent leurs documents de voyage et filtrent même leurs communications quand leurs parents les appellent au téléphone pour avoir de leurs nouvelles ».

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