Les T-shirts décalés font fureur

- 00h08 - Maroc - Ecrit par : L.A

Vous les avez certainement remarqués... Les tee-shirts estampillés d’un « Maman, j’ai trouvé un Fassiiii », « Je kiff bladi » ou encore « United States of Africa », ne sont pas passés inaperçus cet été. D’ailleurs, leur concepteur, Kamal Sebti, à travers sa marque Gazal, dit en avoir écoulé plus de 7.000 unités. L’idée à la fois simple mais ingénieuse de cet ancien diplômé de l’ESCP-EAP, est basée sur un concept « funny » : allécher les « fashion victims ».

Lassé de constater les limites créatives en termes de « streetwear » en général et de T-shirts « sympas » en particulier, Kamal Sebti, 32 ans, s’est lancé dans ce pari fou, après 7 ans de salariat, en créant sa marque. « J’ai toujours voulu me lancer à mon compte », précise-t-il. Baptisée « Gazal », du surnom dont l’affublaient ses amis (lghzal qui signifie « mignon »), sa marque connaît un engouement certain.

Parti d’un investissement initial de 100.000 DH, Kamal Sebti a ouvert sa boutique en mai 2007. Celle-ci a pignon sur rue dans le très chic quartier Racine en face du lycée de jeunes filles Oulada. N’empêche que son succès n’est pas uniquement le fruit du hasard mais plutôt d’une stratégie basée sur l’originalité du produit, une communication acharnée et un sens accru du relationnel. Une des raisons à l’origine du partenariat de cette marque avec de nombreux événements « people ».

La dernière en date est la soirée « Facebook » organisée au G-Sound, un bar branché de la métropole dont Gazal habille les serveurs pour les soirées disco du mardi. De plus, Sebti prévoit de créer un t-shirt spécial pour la soirée de Yves Larock, célèbre DJ (à travers son tube « Rise Up ») à Rabat.

En termes de stratégie commerciale, le jeune promoteur garde les pieds sur terre. Il compte pour une moyenne d’un magasin pour 10 corners dans chaque ville « qui bouge ». Il démarre ses corners (présentoirs de T-shirts abrités au sein d’une enseigne) avec le promoteur de la marque Marwa, Karim Tazi. Celui-ci lui offre l’espace dans 3 de ses points de vente pour une première expérience. Rabat, Marrakech, et éventuellement Agadir, sont les prochaines étapes.

Gazal envisage également de s’exporter en France et en Espagne, compte tenu de l’unanimité dont il jouit auprès des communautés étrangères au Maroc et des émigrés marocains à l’étranger. Et prévoit aussi de diversifier ses produits. A partir de la collection automne-hiver, il proposera des survêtements, des pulls molletonnés à capuche et autres casquettes. Ajouté à cela, le créateur prépare actuellement une version en ligne de sa boutique. Le site sera disponible fin janvier.

Les prix de vente sont accessibles. Il faut compter 200 DH pour un t-shirt, 150 DH en solde. Avis aux « addicted », les stocks sont presque épuisés.

L’Economiste - My Ahmed Belghiti

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