Mondial 2030 : Les tribunes clairsemées de la CAN, une mauvaise publicité pour le Maroc ?
Alors que la Coupe d’Afrique des nations bat son plein au Maroc, une polémique inattendue émerge des gradins. De nombreuses rencontres affichent officiellement « complet », pourtant les images télévisées révèlent des tribunes partiellement dégarnies. Une situation paradoxale qui frustre les supporters privés de billets et qui pourrait écorner l’image du Royaume dans la course à la finale du Mondial 2030.
C’est une fausse note visuelle qui contraste avec l’engouement annoncé. Bien que de nombreux matchs soient déclarés à guichets fermés, la réalité dans les stades est bien différente, laissant apparaître des zones de sièges vacants. Ce décalage entre la billetterie officielle et l’affluence réelle est devenu une constante durant cette phase de groupes, touchant même les rencontres à fort enjeu. Cette situation préoccupe les organisateurs, car elle nuit à l’image du Maroc en tant que candidat pour accueillir la finale de la Coupe du monde 2030, co-organisée avec l’Espagne et le Portugal.
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Les exemples se multiplient, suscitant l’incompréhension. Vendredi dernier à Rabat, lors du choc entre le Maroc et le Mali, le stade Prince Moulay Abdellah a affiché complet, mais les tribunes présentaient les mêmes symptômes de vide partiel, malgré un chiffre officiel de 63 844 spectateurs. Le constat était encore plus flagrant lors du match Algérie-Soudan au stade Moulay El Hassan : alors que la rencontre était supposée pleine, seuls 16 115 spectateurs étaient présents pour une capacité de 22 000 places. À Tanger, le Grand Stade sonnait creux pour le match Sénégal-Botswana, avec seulement 18 500 fans dans une enceinte de 68 000 places.
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La colère gronde chez les supporters qui peinent à s’expliquer ce phénomène. Alors qu’ils se voient refuser l’accès faute de places disponibles, ils constatent avec amertume les sièges vides à la télévision. La cause principale semble être la spéculation : les billets s’arrachent en quelques minutes sur les portails officiels pour alimenter immédiatement le marché noir. La revente prolifère, avec des tarifs atteignant parfois dix fois le prix initial, transformant la passion du football en pur business.
Face à cette situation, le silence prévaut du côté des instances. Aucune explication officielle ni solution concrète n’a été apportée pour le moment pour endiguer ce fléau. Cette gestion de la billetterie pourrait constituer une tache dans le dossier marocain aux yeux de la FIFA, au moment où la sélection des stades pour le Mondial 2030 est un enjeu crucial.