Stade vide puis plein à craquer : comment le Maroc a retourné la situation à Agadir
Images contrastées à Agadir. Alors que le choc du groupe B entre l’Égypte et le Zimbabwe avait débuté dans un stade Adrar quasi désert, les organisateurs marocains ont réagi très rapidement. En décidant d’ouvrir les portes gratuitement en plein match, ils ont permis à la rencontre de se terminer dans une ambiance survoltée devant plus de 30 000 spectateurs.
Le début de soirée de ce lundi 22 décembre laissait craindre une bien triste image pour la compétition. Au coup d’envoi, les tribunes dégarnies faisaient tache, rappelant le match nul plus tôt dans la journée entre le Mali et la Zambie à Casablanca, qui s’était également joué devant un public clairsemé. Conscients de l’impact négatif de ces sièges vides pour l’image du pays hôte, les autorités ont pris une décision radicale alors que la rencontre était déjà en cours : offrir l’accès libre au stade.
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L’information s’est propagée comme une traînée de poudre dans la ville et sur les réseaux sociaux. En quelques minutes, une véritable marée humaine a convergé vers le stade Adrar. Le changement d’atmosphère a été total, passant du silence gênant à la ferveur de plus de 30 000 supporters venus assister à la victoire des Pharaons (2-1) et au but libérateur de Mohamed Salah en fin de partie.
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Cette initiative spontanée pose désormais la question de la billetterie pour le reste du tournoi. Si la direction de la compétition n’a pas encore détaillé sa stratégie, le Maroc pourrait être tenté de réitérer l’opération pour garantir des stades pleins et une ferveur populaire à la hauteur de l’événement. La réponse pourrait tomber dès ce mardi, avec quatre rencontres au programme, dont l’entrée en lice du Sénégal, du Nigeria et de la Tunisie.