CAN 2025 : course contre la montre à Agadir
À seulement trois semaines du coup d’envoi de la Coupe d’Afrique des Nations, une course contre la montre est engagée à Agadir. Si l’intérieur du stade Adrar est équipé des dernières technologies et prêt à accueillir la compétition, ses abords offrent un visage inachevé qui contraste fortement avec l’état de préparation des autres sites hôtes du Royaume.
L’enceinte sportive dispose désormais d’un éclairage moderne et d’un confort intérieur aux normes, mais son environnement immédiat suscite de vives inquiétudes. Les travaux de dallage, d’asphaltage, ainsi que l’installation des voies d’accès et des espaces verts sont loin d’être terminés, laissant les alentours du stade dans un état qualifié de « désert ». Cette situation fait craindre aux observateurs et aux supporters un impact négatif sur l’image de l’organisation, alors que le compte à rebours est déjà bien entamé.
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Ce retard est jugé d’autant plus incompréhensible que les chantiers avaient démarré simultanément avec ceux des stades de Fès et de Marrakech, qui arborent depuis longtemps leur configuration finale. Les critiques ciblent des défaillances dans le pilotage des entreprises prestataires, citant des arrêts de travail de plusieurs jours et un manque de coordination professionnelle entre les différents intervenants sur le site d’Agadir.
Cette gestion tranche avec l’efficacité observée sur les chantiers de Rabat. Face à l’urgence, la finalisation de cet environnement extérieur devient un défi majeur pour aligner le stade Adrar sur les standards de qualité affichés par les autres infrastructures du pays pour cet événement continental historique.