Dans le nord du Maroc, des plages privatisées, des visiteurs en colère
Face à l’indignation générale, les autorités s’engagent à rouvrir les chemins menant à la célèbre plage de Cabo Negro, dans le nord du Maroc. L’installation soudaine de grilles interdisant le passage avait provoqué une vive polémique concernant l’appropriation du littoral.
Située dans la province de M’diq-Fnideq, cette destination estivale s’est retrouvée au cœur d’une controverse inattendue. Sans le moindre avertissement préalable, des panneaux de restriction et des portes métalliques verrouillées ont été dressés sur plusieurs accès piétons menant au rivage. Une mauvaise surprise pour les baigneurs, tout comme pour les nombreux habitants de Ceuta habitués à y passer leurs week-ends de l’autre côté de la frontière.
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La fronde s’est rapidement organisée sur les réseaux sociaux. Photos à l’appui, de multiples usagers ont dénoncé cette interdiction de circulation en pleine haute saison. Si certains ont cru y voir une démarche sécuritaire ou organisationnelle liée à la gestion de propriétés privées, la grande majorité des estivants a fermement fustigé une entrave illégale à leur droit fondamental d’accéder au domaine public maritime.
Cette affaire de privatisation illustre un phénomène d’accaparement de plus en plus fréquent au Maroc. Dans plusieurs agglomérations côtières, les complexes résidentiels clôturés se multiplient et n’hésitent plus à apposer des affiches à leurs entrées, stipulant que l’accès aux plages est désormais strictement exclusif à leurs seuls habitants.
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La pression populaire a finalement porté ses fruits. Face aux nombreuses demandes d’explications et à la mobilisation des citoyens pour défendre leurs droits, les autorités ont pris position. Celles-ci ont formellement promis d’intervenir afin de rétablir une situation normale et de restituer le libre passage à l’ensemble des vacanciers.