Le paradoxe Fouzi Lekjaa : Adoré en Égypte, redouté à Madrid et détesté en Algérie
Nommé à la tête de l’organisation du Mondial 2030, Fouzi Lekjaa mène le football marocain avec une efficacité redoutable. Sa gestion des grands projets d’infrastructures suscite l’admiration en Égypte, mais provoque l’inquiétude de l’Espagne, de l’Algérie et du Sénégal.
Désigné par le roi Mohammed VI pour diriger le comité d’organisation de la Coupe du monde 2030, Fouzi Lekjaa exécute sa feuille de route avec une rapidité qui déstabilise ses voisins du nord. En Espagne, le président de la fédération de football s’alarme ouvertement du risque de perdre l’accueil de la finale face à l’avancée marocaine. La presse ibérique souligne la redoutable efficacité du dirigeant face aux lenteurs espagnoles, marquées par un enchevêtrement des instances et le retrait de certaines villes hôtes. En effet, le royaume déploie sans bruit de multiples projets colossaux, englobant la construction de stades, d’aéroports, de réseaux routiers et ferroviaires à grande vitesse, ainsi que d’infrastructures hôtelières et portuaires, écrit Rue20.
Sur Bladi.net : L’Équipe : Fouzi Lekjaa, le « type hors norme » qui fait trembler le football africain
Cette dynamique de développement provoque une vive réaction en Algérie, où les télévisions consacrent des plaintes quasi quotidiennes aux chantiers marocains, une obsession qui suscite les moqueries à l’échelle maghrébine et arabe. Plus au sud, à Dakar, le responsable est perçu comme un adversaire implacable depuis la perte d’un titre africain par le Sénégal, résultat d’un plaidoyer juridique marocain exigeant une application stricte des règlements face aux fauteurs de troubles. À l’inverse, l’Égypte observe cette réussite avec envie pour redresser ses propres équipes et infrastructures défaillantes. Les observateurs locaux déclarent ouvertement espérer « une compétence de la trempe de Fouzi Lekjaa » afin de sauver un championnat national en crise et interdit au public.