« Un pétage de plombs » pour de l’argent : Brahim B. avoue le meurtre de Yasmine à Pantin
Un agent de voyages de 27 ans a été incarcéré mercredi pour le meurtre de sa collègue à Pantin. Après l’avoir étranglée et dissimulée dans un placard, le suspect avait activement pris part aux recherches pour la retrouver.
La disparition de Yasmine, une mère de famille de 57 ans employée dans une agence de pèlerinages à Pantin, a immédiatement inquiété ses proches le jeudi 23 avril. N’ayant pas reçu son appel téléphonique quotidien à 18 heures, son fils a donné l’alerte. Les premiers soupçons ne se sont pas portés sur Brahim B., son collègue de travail. Comme le révèle Le Parisien, le jeune homme s’est d’abord illustré par son implication lors des recherches, distribuant des avis de disparition jusqu’à Colombes, ville de résidence de la victime, et guidant lui-même les policiers lors d’une inspection de l’agence.
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L’enquête a finalement basculé dimanche avec la saisine de la brigade criminelle, alertée par le bornage du téléphone de la victime sur son lieu de travail et par un ménage inhabituellement approfondi des locaux. Placé en garde à vue lundi, le Franco-Tunisien a avoué les faits lors de sa deuxième audition, confronté aux incohérences de son emploi du temps. Selon ses déclarations, le refus de la quinquagénaire de lui avancer de l’argent pour sa mère aurait provoqué un « pétage de plombs ». Le ministère public aborde ce récit avec prudence, rappelant qu’il s’agit d’un « huis clos », tout en soulignant l’« extrême violence » de l’acte et une probable « intolérance à la frustration ».
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La vérité a mis plus de trois jours à émerger. L’employé a reconnu avoir frappé puis étranglé celle qu’il considérait presque comme une seconde mère, avant d’emmitoufler son cadavre dans un sac-poubelle rangé dans un placard de la boutique. Le parquet précise qu’il a ensuite « eu à cœur de détruire les éléments de preuve » en nettoyant le sol et en se débarrassant du téléphone. Mis en examen et écroué à Villepinte ce mercredi 29 avril, après que son avocat Me Adrien Sorrentino a souligné un « meurtre complètement reconnu », le mis en cause a tenté d’expliquer son attitude devant la juge : « Je ne me rendais pas compte que j’avais commis cet acte. Pour moi elle avait juste disparu. »