Les pilotes de la RAM sous surveillance

- 18h35 - Maroc - Ecrit par : L.A

L’absence d’une quinzaine de pilotes la semaine dernière révèle un profond malaise au sein de Royal Air Maroc. Tous avaient invoqué des raisons de santé les empêchant d’assurer leurs fonctions. Une situation qui a engendré de nombreux retards et même des annulations de vols.

Aujourd’hui, il semble que l’activité retrouve son rythme normal, les pilotes ayant repris les commandes des avions. A noter qu’une cellule de crise a été installée conjointement par l’Office national des aéroports (ONDA) et la RAM. A l’Office, on affirme qu’il y a assez de personnel mobilisé afin de faire face à cette crise.

Pour les clients de la compagnie, cet incident n’est pas passé sans désagréments. Ces derniers ont déversé leur colère sur les agences de voyages. « Les clients ne connaissent que les agences qui les ont embarqués sur les vols de la RAM. Généralement, quand il y a un incident de ce genre, nous devons aviser nos clients et prendre les mesures adéquates. Or, le manque d’information nous met les bâtons dans les roues », explique Rachid Barmaki, secrétaire général de l’Association des agences de voyages de Casablanca. En effet, en cas d’annulation de vol, les agences de voyages sont tenues d’indemniser leurs clients en attendant le règlement du transporteur.

Le montant des indemnisations et des pertes ne sera connu qu’à la fin de cette semaine. A rappeler aussi que la RAM a engagé une enquête pour déterminer les causes réelles de cet incident. Une enquête mal accueillie par le corps des pilotes. Ces derniers craignent des pressions.  « Notamment de travailler  indépendamment de leur état de santé, ce qui est préjudiciable à la sécurité des vols », estime Najib Ibrahimi, membre de l’Association marocaine des pilotes de ligne.

« Selon les normes internationales, on considère qu’il y a défaillance des pilotes lorsque le nombre des absents atteint les 7%. Mais les chiffres avancés par la compagnie (20 pilotes) indiquent que cette défaillance n’est que de 5%. Autrement dit, la compagnie doit toujours prendre en considération cette éventualité dans sa programmation des vols », poursuit Ibrahimi.

L’association reproche à la compagnie le gel de l’école des pilotes pendant des années, ce qui a eu des répercussions sur les ressources humaines. Ce manque, selon l’association, a même poussé la RAM à recruter des pilotes étrangers (une quarantaine environ).

Un autre problème oppose le transporteur national à son personnel navigant. « La RAM accorde très peu de congés à ses pilotes. Ce comportement a été maintes fois dénoncé en vain. Elle a aussi interdit les arrangements mutuels entre pilotes, qui leur permettaient de se faire remplacer (à l’initiative du pilote concerné), en cas de fatigue ou de maladie, par un autre collègue, sans être obligés de présenter un certificat médical », ajoute Ibrahimi.

D’après l’association, les pilotes vivent ces dernières années l’institutionnalisation du travail en heures supplémentaires (ces heures sont doublement rémunérées). Les émoluments prennent en considération également les frais de déplacement, leur nature (vols de nuit)... « Cela constitue 30% de nos salaires. Soit plus de 6% de ce qui est pratiqué dans les low cost (24%). Mais ceci n’est pas sans incidence sur la santé du pilote et, du coup, sur la sécurité des passagers » affirme Ibrahimi.

Source : L’Economiste - Jalal Baazi

  • Nouvelle grève à la Royal Air Maroc

    L'Association Marocaine des Pilotes de Ligne (AMPL), a annoncé la reconduite du mouvement de grève des pilotes de la Royal Air Maroc tenu du 17 au 21 juillet.

  • Nouvelle grève de 3 jours à la Royal Air Maroc

    Les pilotes de la Royal Air Maroc (RAM) ont annoncé un nouveau mouvement de grève du mercredi 12 août à 7h GMT au vendredi 14 août 12h GMT.

  • Les pilotes de la RAM prolongent leur grève

    Les pilotes de la Royal Air Maroc, en grève pour la troisième fois depuis début juillet, ont décidé de prolonger de 3 jours le mouvement qui devait se terminer vendredi.

  • Grève à la Royal Air Maroc

    Les pilotes de la Royal Air Maroc (RAM) entameront un mouvement de grève à partir de ce vendredi 17h et jusqu'à lundi 8h.

  • La ponctualité de RAM mise à mal

    Un vol d'Atlas Blue reliant Marrakech à Lille avec 27 heures de retard (vous avez bien lu) sur l'horaire initial. Les 130 passagers qui devaient partir le 19 juillet à 7 h 45 du matin ne sont arrivés à destination qu'à 13 h le lendemain ! La presse locale comme les journaux spécialisés dans l'Hexagone (premier marché de Royal Air Maroc) s'en sont donné à cœur joie : « La low-cost du groupe RAM vient de battre le record », s'exclamait le journal en ligne Tourmag, spécialisé dans le tourisme. « Un problème technique dans un appareil serait à l'origine du retard devenu une sorte de leitmotiv ces dernières semaines pour la filiale de la RAM », enfonce le journal.

  • Royal Air Maroc : 1 milliard de dirhams de déficit

    Le Royal Air Maroc pourrait enregistré un déficit de plus d'un milliard de dirhams pour l'exercice 2009. Ce manque est principalement lié à la grève des pilotes, le prix du carburant et le désengagement d'Air Sénégal International.

  • Les vols directs entre Las Palmas, Agadir et Dakhla suspendus

    Des responsables des chambres de commerce canariennes et les membres d'une délégation du conseil préfectoral d'Agadir ont appelé, mercredi à Las Palmas, au rétablissement des liaisons aériennes entre Las Palmas et la ville d'Agadir.

  • Grève surprise des transports, Casablanca paralysée

    Les Casablancais se sont réveillés hier sur une grève surprise des salariés de m'dina bus. Si la grève est un droit garanti par la loi fondamentale du pays, il n'en demeure pas moins que son utilisation donne lieu très souvent à des abus faute de loi encadrant son utilisation. Et le droit cesse là où l'abus commence. Dans le cas des grévistes du transporteur casablancais, l'abus consiste en l'absence de préavis permettant aux usagers de prendre les mesures nécessaires. Il en est de même de la continuité du service public qui n'a pas été assurée.

  • Des clients mécontents mais des indicateurs d'activité en hausse pour Atlas Blue

    Que se passe-t-il à Atlas Blue ? Créée en 2004 par Royal Air Maroc, elle était la première compagnie low cost marocaine à opérer dans le ciel marocain qui venait à peine de s'ouvrir aux compagnies européennes.

  • Les agences de voyages peinent à se mettre à l'e-tourisme

    En 2007, le Net a attiré quelque 1,407 milliard d'utilisateurs dans le monde. Le secteur touristique est devenu, en peu de temps, un des plus dynamiques sur la toile. « Cela est dû à la parfaite adéquation du secteur et de toutes ses composantes avec ce nouveau média », affirmait Guy Raffour, expert en e-tourisme, lors de son intervention dans une rencontre, organisée mercredi 2 juillet sur le sujet par Amadeus Maroc à Casablanca.