Plages au Maroc : les loueurs n’ont pas le droit de vous faire payer le sable
Face à l’appropriation illégale du littoral par des loueurs d’équipements, plusieurs grandes villes marocaines ripostent. De Rabat à Agadir, les autorités rappellent la loi et déploient des stratégies variées pour garantir la gratuité de l’accès au sable public.
Chaque été, des vacanciers dénoncent l’emprise d’exploitants exigeant des paiements pour occuper un espace sur le sable, empêchant parfois l’utilisation de matériel personnel. Pour contrer cette pratique, la capitale a opté pour une politique de gratuité totale. Selon la commune, les espaces balnéaires de Rabat offrent désormais un accès entièrement libre. La ville a même installé ses propres parasols, mis à disposition des visiteurs sans aucune contrepartie financière, afin d’uniformiser l’aménagement visuel tout en assurant un accueil équitable.
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La fermeté est également de mise sur le littoral casablancais, d’Aïn Diab à Aïn Sebaâ, où toute exploitation commerciale des zones de baignade est strictement interdite. Ahmed Afilal, vice-président du conseil de la ville, insiste sur l’illégalité des privatisations forcées. « Il n’y a pas de plages privées à Casablanca, il n’y a pas de location de places. Les plages sont libres et accessibles à tous les citoyens », assure-t-il. Toute tentative d’imposer un tarif de location expose les contrevenants à une intervention directe des agents de l’État.
Plus au sud, la gestion s’appuie sur une réglementation précise des concessions. Une convention liant la commune d’Agadir au ministère de l’Équipement et de l’Eau impose de préserver 80 % de la superficie des baies d’Agadir et d’Anza pour l’usage gratuit du public. Les 20 % restants peuvent accueillir des activités économiques, à condition d’obtenir une autorisation spécifique. Un cahier des charges strict délimite ces zones commerciales, prohibant formellement l’accaparement anarchique en dehors des périmètres légaux.
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Malgré ces différentes approches locales, le principe fondamental du libre accès au domaine maritime prévaut sur l’ensemble des côtes. Comme l’indique Médias24, aucun professionnel ne détient le droit d’exiger de l’argent pour le simple fait de s’installer sur le domaine public. Les autorités invitent donc les estivants confrontés à des emplacements payants imposés ou à des entraves abusives à signaler immédiatement ces infractions aux services compétents.