« Deux poids, deux mesures » : Des élus parisiens réclament l’accès aux Champs Elysées pour les fans du Maroc
La préfecture de police de Paris a émis un nouvel arrêté interdisant tout rassemblement de supporters sur l’avenue des Champs-Élysées ce dimanche 18 janvier, à l’occasion de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN). Cette mesure préventive, prise alors que les Lions de l’Atlas s’apprêtent à affronter le Sénégal, suscite la contestation de plusieurs élus franciliens qui dénoncent une différence de traitement par rapport aux autres compétitions sportives.
Frédéric Hocquard, adjoint au tourisme et à la vie nocturne à la Ville de Paris, a exprimé son étonnement face à cette interdiction auprès du quotidien Le Parisien. L’élu rappelle que la célébration sur les Champs-Élysées est une tradition pour les supporters et souligne que 45 joueurs participant à cette édition de la CAN sont originaires d’Île-de-France, constituant ainsi le contingent le plus important au monde. Tout en reconnaissant les enjeux de sécurité, il s’oppose au principe d’une interdiction préventive et affirme que les supporters du Maroc et du Sénégal doivent être considérés comme des habitants de la région comme les autres.
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Cette position est partagée par Stéphane Troussel, président du conseil départemental de Seine-Saint-Denis, qui a sollicité le préfet de police via le réseau social X pour demander la levée de l’arrêté. L’élu socialiste insiste sur le fait que la CAN est une grande compétition populaire et que les règles de sécurisation appliquées devraient être identiques à celles des autres manifestations sportives. Il déplore ce qu’il considère comme une inégalité d’accès à l’avenue, qui doit selon lui rester ouverte à l’ensemble de la population.
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Malgré les restrictions déjà mises en place lors des tours précédents, des milliers de supporters marocains ont bravé l’interdiction dans la nuit de mercredi à jeudi dernier pour célébrer la qualification du Maroc sur l’avenue parisienne. Pour les élus opposés à la mesure, le maintien de cet arrêté engendre une incompréhension croissante au sein de la communauté francilienne, alors que l’épopée des Lions de l’Atlas suscite une attente historique.