Comment le JDD vante la CAN au Maroc pour critiquer les Maghrébins de France
Le JDD instrumentalise le succès organisationnel de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) au Maroc pour cibler frontalement le comportement des Maghrébins de France. En opposant les scènes de fête à Rabat aux interventions policières du 14 janvier place de l’Étoile à Paris, l’hebdomadaire utilise la réussite du Royaume comme un argument rhétorique destiné à stigmatiser les supporters de l’Hexagone.
La publication met l’accent sur le « respect de l’uniforme » et de l’autorité observé au Maroc dans l’unique but de souligner, par contraste, le rapport conflictuel qu’une partie de la jeunesse française entretient avec les forces de l’ordre. Cette valorisation du civisme marocain sert de levier pour dénoncer ce que le titre décrit comme un rejet systématique des règles de vie commune dans les banlieues françaises lors des soirées de match.
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L’évocation de la visite d’une délégation du FBI à Rabat permet au titre de valider un modèle de sécurité marocain « fluide » et « préventif ». Ce recours à une caution internationale vise à discréditer les dispositifs de sécurité français, présentés comme contraints de gérer un « exutoire » de frustrations sociales là où le Maroc organiserait une simple « kermesse populaire ».
L’angle éditorial choisi réduit les célébrations en France à des actes de dégradation et de violence gratuite, tout en louant la discipline des supporters sur le sol marocain. En insistant sur des détails comme le ramassage des déchets à la sortie des stades ou la convivialité entre adversaires au Royaume, l’hebdomadaire cherche à isoler les modes de célébration de la diaspora, perçus comme une preuve de désaffiliation civique.
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En définitive, cette couverture transforme un événement sportif international en un réquisitoire politique. Le portrait positif du Maroc n’est pas une fin en soi, mais un outil servant à nourrir un discours critique sur l’intégration et l’ordre public en France, transformant les Lions de l’Atlas en un miroir inversé des quartiers populaires français.