Près d’un demi-million d’euros bloqués : coup d’arrêt au projet de mosquée à Metz
Coup d’arrêt pour le financement public du culte musulman à Metz. Le tribunal administratif de Strasbourg a décidé, mardi 30 décembre, d’annuler l’aide de près d’un demi-million d’euros votée par la municipalité pour la construction de la Grande Mosquée. La justice a estimé que la ville n’avait pas apporté la preuve suffisante de la nécessité locale de ce projet.
Le chantier de la Grande Mosquée de Metz, estimé à plus de 15 millions d’euros et destiné à accueillir 4 000 fidèles, perd un soutien financier important. Saisi par l’Union des familles laïques (UFAL), le tribunal a invalidé la subvention de 490 000 euros accordée par le conseil municipal. Bien que le droit local d’Alsace-Moselle permette, contrairement au reste de la France, de financer les cultes, une condition stricte demeure : la commune doit démontrer que l’aide répond à un « besoin local ».
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Or, selon les juges, la mairie a failli sur ce point. Si elle a invoqué l’insuffisance des lieux de culte actuels, elle n’a fourni « aucun élément chiffré, ni état des lieux » concret pour étayer l’intérêt public du financement. Une victoire pour l’UFAL qui réclame désormais la restitution des fonds s’ils ont déjà été versés.
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La réaction ne s’est pas fait attendre du côté de l’hôtel de ville. Le maire de Metz, François Grosdidier, a fustigé une décision qu’il juge « hors sol » et a immédiatement annoncé son intention de faire appel. Il promet d’apporter la preuve formelle que les conditions actuelles de prière sont « indignes » et que ce complexe, qui inclut également des salles de classe et un pôle culturel, est indispensable à la vie locale.