Les prix de l’immobilier continuent de flamber à Rabat

- 09h37 - Maroc - Ecrit par : Bladi.net

Acheter un bien immobilier à Rabat relèverait-il de l’impossible ces derniers jours ? C’est du moins ce que nous ont affirmé plusieurs cadres moyens en quête de maisons, interrogés dans le cadre de cette enquête. La raison : « Les prix de l’immobilier à Rabat ne cessent de flamber », explique Rachid, un fonctionnaire.

Un avis confirmé par Mahjoub, un petit spéculateur, qui fait ce métier depuis 6 ans. Mais la flambée des prix ne date pas d’aujourd’hui. Il faut dire que les prix deviennent astronomiques surtout quand il s’agit de certaines zones stratégiques de la ville (Hay Riad, Hassan, l’Agdal, Dior Jamâa).

Mais la zone la plus prisée reste sans conteste Hassan, vu son emplacement à proximité du centre-ville. « Dans ces secteurs, le prix de l’immobilier varie selon l’endroit de la construction. L’état de la bâtisse, l’aménagement des lieux ne comptent pas pour autant », déclare Mahjoub. Le prix du mètre carré dans les endroits déjà cités varie entre 9.000 DH et 14.000 DH. Mais cela peut changer selon les quartiers. A Dior Jamaâ par exemple, le prix du mètre carré peut varier entre 7.000 et 9.000 DH. « Un appartement situé dans la rue Hassan II coûte plus cher qu’un autre dans quartier Souria à Dior Jamaâ.

Plus le quartier est proche du centre-ville, plus le prix augmente », ajoute ce spéculateur. En effet, un appartement de 50 mètres carré, composé d’un salon et de deux chambres dans un nouvel immeuble à Dior Jamâa, coûte 670.000 DH. Mais, le prix du même appartement risque d’augmenter en quelques mois seulement.

Selon un employé à l’agence Zawiya située au centre de la capitale, le prix de l’immobilier a connu une hausse vertigineuse depuis le projet du Bouregreg. Mais, on parle plutôt du grand projet touristique qu’accompagnera ce projet. Autrement dit la nouvelle ère où Rabat ne sera pas uniquement la capitale du Royaume mais avant tout, une zone touristique attrayante. Mais cet argument n’est pas à lui seul la cause de cette flambée des prix.

La première raison reste bien entendu la rareté du foncier. Il ne reste plus de terrain libre à construire surtout dans la zone de Diour Jamâa ou encore Hassan où la seule solution pour les promoteurs reste l’acquisition des vielles villas qu’ils transforment ensuite à des immeubles. Autre donnée qui, selon Mahjoub, participe à la hausse des prix est l’arrivée des MRE. « La plupart des opérations de vente et d’achat se font en été. Les gens attendent cette période parce que c’est en ce moment que le marché immobilier bouge et par conséquent, les prix augmentent. Les MRE participent à cette hausse, une grande majorité d’entre-eux n’attend que ce moment pour faire des acquisitions », ajoute un autre agent immobilier. Cette hausse a poussé d’ailleurs, certaines agences immobilières à concentrer leur activité au niveau de Salé. Une cité connue plutôt sous le nom de la ville dortoir. « Mais les choses vont bientôt changer avec l’acheminement du projet Bouregreg. Les prix du foncier à Salé deviendront bientôt très compétitifs.

Elle risque même de concurrencer la capitale », martèle l’un des employés de l’agence. En effet, le directeur de l’agence pour l’aménagement du Bouregreg promet non seulement du tourisme mais aussi des zones d’habitat. Mais en attendant la concrétisation du projet, les prix de l’immobilier continuent de monter crescendo.

Si les prix semblent bien déprimer ceux à la recherche de titre foncier, les spéculateurs eux, se frottent bien les mains à l’arrivée de la « nouvelle saison ». Ces derniers sont rémunérés par le client au moindre déplacement sans parler de la commission qu’ils aperçoivent lors d’une opération de vente et qui peut aller des fois à 1% du prix de la vente. Une vraie aubaine. Comme on dit, le malheur des uns fait bien le bonheur des autres…

Quatre ans à la recherche d’un appartement

Elle s’appelle Khadija. Elle a 56 ans et elle cherche un appartement à Rabat depuis 4 ans sans résultat. Cette femme évoque la hausse des prix avec colère, vu qu’elle en a payé le prix car elle avait refusé d’acquérir un appartement en plein centre-ville à Rabat au prix choc de 25 millions de centimes.

Aujourd’hui, le même appartement est mis en vente au prix de 50 millions de centimes. Ce qui révolte encore cette femme, est la réaction des vendeurs qui insistent aujourd’hui sur le « noir ». Une nouvelle pratique qui consiste à ne pas déclarer le prix de vente réel auprès du notaire pour esquiver aux impôts.

Yousra Amrani - Le Matin

  • Boom de l'immobilier et flambée des prix

    « Quand le bâtiment va, tout va », répète-t-on à l'envi. Cet axiome reflète pourtant une réalité préoccupante. La flambée des prix de l'immobilier lèse particulièrement les citoyens. Seuls les promoteurs semblent s'enrichir d'une façon scandaleuse.

  • Immobilier : Le marché s'enflamme

    Depuis deux ans, les prix augmentent fortement dans les villes de Casablanca, Rabat, Marrakech et celles du Nord. Les banquiers se frottent les mains, alors certains pensent déjà à des solutions de rechange telles l'occasion ou la périphérie. Sur la place de Casablanca, boursicoteurs et investisseurs ne jurent plus que par l'action Addoha. Depuis son introduction en juillet 2006, le titre s'est apprécié de 160% environ.

  • Immobilier : Tanger se « jet-settise »

    A Tanger, les prix de l'immobilier, s'ils n'ont pas encore atteint des sommets vertigineux, continuent de grimper. Entre 2003 et 2005, les prix ont connu une augmentation moyenne de 30%. Une tendance qui semble se poursuivre.

  • Immobilier : les prix flambent, les promoteurs rassurent, le client paie

    Les prix du mètre carré bâti ont augmenté en moyenne de 50% au cours des deux dernières années. En cause, la hausse de la demande suite à l'accès plus facile au financement, l'amélioration de la qualité du bâti et la rareté du foncier. Les professionnels prévoient une stagnation des prix dans les deux prochaines années et refusent de parler de bulle.

  • La spéculation immobilière s'emballe, tout le monde s'y met

    A Casablanca, les prix du terrain prennent 30% chaque année. A Rabat, les grands projets ont fait exploser les prix poussant les pouvoirs publics à interdire les transactions dans certaines zones. Villas à Casablanca, riads et appartements de luxe à Marrakech, résidences secondaires à Agadir, la fièvre est générale. Même les petites bourgades sont touchées.

  • La hausse des prix de l'immobilier se poursuit

    Ceux qui spéculaient sur une baisse ou du moins sur une stagnation des prix de l'immobilier en seront pour leurs frais. Les terrains, appartements, maisons traditionnelles ou villas coûtent de plus en plus cher. Si la saison estivale est caractéristique d'une hausse des prix de l'immobilier résidentiel, touristique et des terrains nus, notamment en raison de la rentrée au pays des Marocains résidents à l'étranger, la tendance était d'habitude à une stagnation de l'offre et donc à une baisse des prix de l'immobilier après le départ de ces derniers.

  • Immobilier : Tanger, concurrente de choix pour Marrakech

    "La ville de Tanger devient lentement mais sûrement, une concurrente de choix pour Marrakech, la perle du sud" dans le secteur de l'immobilier, écrit vendredi le journal français +Le Figaro+ dans un article intitulé "Acheter au Maroc : après Marrakech, Tanger a désormais le vent en poupe".

  • Immobilier trop cher, la demande fléchit

    Promoteurs, notaires et banquiers confirment un tassement de la demande durant le deuxième trimestre de l'année. Les prix du mètre carré résidentiel connaissent une légère stabilisation mais pas de baisse ni d'effondrement. Problème de demande dans le logement de standing et d'offre dans l'économique.

  • La bulle immobilière sur le point d'éclater ?

    S'essoufflera, s'essoufflera pas ? La situation du marché immobilier est loin d'être arrêtée, encore moins homogène dans tout le pays. Néanmoins, à l'observation de l'évolution de ce marché dans les différentes villes, une certaine typologie peut être dégagée. Il s'agit de deux catégories principales. La première catégorie est celle des villes où le marché immobilier présente des signaux de maturité, voire de stagnation. Ce groupe comprend les grandes villes comme Casablanca ou Marrakech.

  • Prix immobiliers : « Du jamais vu au Maroc ! »

    Simples surenchères, comportements moutoniers, ou besoins pressants de constituer un patrimoine foncier coûte que coûte ? « Le niveau et le rythme de progression des prix ne sont souvent pas proportionnels à la variation de ses composantes », affirme d'emblée Nour Eddine Charkani El Hassani, directeur général de Wafa Immobilier.