Le marché en ligne des aphrodisiaques est dans le viseur des défenseurs des consommateurs. D’après une enquête relayée par Assabah, de nombreux vendeurs opèrent dans l’illégalité la plus totale, proposant des produits aux compositions douteuses. Pour séduire le chaland, ces commerçants utilisent souvent l’argument du « produit 100 % naturel » ou mettent en avant une prétendue origine sahraouie, gage supposé d’efficacité et d’authenticité.
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Pour démontrer la dangerosité de ces offres, le président de l’OMPC a mené une opération de vérification directe auprès d’un revendeur. L’échange a révélé l’absence totale de cadre légal : le commerçant s’est trouvé dans l’incapacité de fournir la moindre preuve de conformité sanitaire.
Interrogé sur les composants exacts, les analyses de laboratoire obligatoires ou le numéro d’enregistrement médical, le vendeur n’a pu présenter aucun document officiel.
Cette confrontation a rapidement tourné court. Face à l’insistance de l’OMPC sur les autorisations de mise sur le marché, l’interlocuteur a rompu le contact et supprimé ses traces numériques, confirmant le caractère frauduleux de l’activité.
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Face à ce constat, l’Observatoire a enclenché des procédures judiciaires et saisi les autorités compétentes. L’organisme recommande la plus grande vigilance : en l’absence de certification médicale et administrative, ces “remèdes” peuvent s’avérer dangereux pour la santé des utilisateurs.