Maroc : une chanson coûte (très) cher à un cafetier

- 17h00 - Maroc - Ecrit par : Bladi.net

Diffuser une chanson de Fairouz a valu des ennuis judiciaires à un cafetier de Taza. Une commission a dressé un procès-verbal officiel pour absence d’autorisation, une application stricte de la loi qui suscite des critiques sur le manque d’information préalable des commerçants.

L’intervention s’est soldée par un constat formel établi par un agent assermenté. La commission du Bureau Marocain des Droits d’Auteur et Droits Voisins a relevé l’infraction dans cet établissement de la ville, notant la diffusion publique d’une œuvre de la chanteuse libanaise sans le paiement des droits requis. Ce document officiel ouvre la voie à d’éventuelles poursuites ou amendes contre le propriétaire.

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Cette action s’inscrit dans la volonté de l’organisme de faire respecter la propriété intellectuelle. L’objectif affiché est de contraindre les lieux publics à se mettre en conformité légale avant toute diffusion de contenu artistique.

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Cependant, cette méthode est contestée par plusieurs observateurs. Ces derniers estiment que le Bureau privilégie la sanction à la pédagogie. Ils regrettent l’absence de campagnes d’explication efficaces, laissant de nombreux gérants dans l’ignorance des procédures administratives obligatoires pour régulariser leur situation.