Le Maroc déclare la guerre à l’IPTV, les Marocains bientôt privés ?
Fini le laxisme face au piratage des matchs et des films ? Alors que le Royaume vibre au rythme de la CAN 2025 et prépare le Mondial 2030, les autorités ont adopté à Rabat une feuille de route nationale pour assainir le secteur. L’objectif est de sécuriser les droits de diffusion face à une menace devenue industrielle.
Cette offensive a été lancée lors d’un séminaire inédit réunissant le Bureau marocain des droits d’auteur (BMDAV) et des géants mondiaux comme la Motion Picture Association (MPA), avec le soutien de la CAF et d’Interpol. Le constat est unanime : le piratage n’est plus un simple délit, mais relève désormais de la criminalité organisée, menaçant à la fois l’économie numérique et la cybersécurité des utilisateurs.
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Le plan d’action adopté ne manque pas de mordant. Il prévoit la création d’une commission mixte regroupant les autorités, les ayants droit et les opérateurs télécoms. La mission prioritaire ? Mettre en place des mécanismes techniques permettant le blocage temporaire et rapide des sites de streaming et des plateformes IPTV illégales.
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Au-delà de la répression, cette stratégie vise à moderniser l’arsenal juridique et à former les magistrats aux spécificités de ce fléau numérique. En serrant la vis, le Maroc entend rassurer les investisseurs étrangers et garantir une juste rémunération aux créateurs, condition sine qua non pour s’affirmer comme une terre d’accueil crédible pour les grands événements internationaux.