Huile d’olive marocaine : fausses rumeurs sur un renvoi de cargaisons contaminées d’Europe
Les rumeurs faisant état de renvoi de cargaisons marocaines pour contamination aux pesticides s’avèrent fausses. La fédération Interprolive et l’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires (Onssa) assurent que les huiles d’olive respectent pleinement les normes sanitaires.
La fédération Interprolive, représentant la filière oléicole nationale, dément les allégations circulant sur les réseaux sociaux faisant état du renvoi, par un pays européen, d’une cargaison suspectée de contenir des résidus du pesticide chlorpyrifos. Dans un communiqué, elle qualifie ces accusations de fausses et infondées, car il n’y a, selon Interprolive, aucune preuve ni document officiel, permettant de les étayer. Même son de cloche chez l’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires (Onssa). Celui-ci a également publié des données confirmant la conformité sanitaire de l’huile d’olive marocaine.
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Aussi, a-t-il tenu à préciser que le retrait de certains lots en Belgique en 2024 ne concernait que des manquements d’étiquetage, et non la qualité ou la sécurité du produit, fait savoir L’Économiste. Un constat avait en effet été fait par les autorités belges. Il s’agit de l’absence d’informations obligatoires telles que le numéro de lot ou la date de péremption, ce qui empêche l’identification précise de l’origine des bouteilles. Face à la polémique, l’Onssa a mené des inspections approfondies au sein des unités de production mises en cause, lesquelles ont confirmé que les processus de fabrication respectent strictement les normes sanitaires en vigueur.
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À préciser que l’office a réalisé 439 inspections durant la campagne 2024-2025. Ces inspections ont débouché sur le retrait de sept autorisations et des suspensions temporaires (11). Aussi, a-t-il été procédé à la destruction de plus de quarante tonnes d’huile non conforme. En tout, 73 dossiers d’infraction ont été transmis aux autorités compétentes. « Le contrôle des résidus de pesticides, aligné sur les standards internationaux, a été considérablement renforcé. 6 635 échantillons ont été analysés en 2025, contre 1 536 cinq ans plus tôt », précise la même source.