Huile d’olive : la confiance brisée des Marocains ?

23 novembre 2025 - 20h00 - Maroc - Ecrit par : P. A

Les professionnels marocains de l’huile d’olive dénoncent une pratique des consommateurs qui pressent eux-mêmes l’huile pour éviter la fraude.

Cette saison, bien de consommateurs marocains ont acheté des olives et ont procédé eux-mêmes à leur pressage. Cette situation « a mis en évidence la fragilité de la confiance des Marocains après les récents épisodes répétés de fraude », soulignent des professionnels du secteur.

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« Le phénomène de l’engouement des citoyens pour l’achat d’olives et leur pressage eux-mêmes dans les moulins s’est largement répandu cette saison, et cette démarche est préférée pour éviter la fraude ou la falsification », affirme Miloud Rammah, producteur d’huile d’olive et agriculteur à Chichaoua. Dans une déclaration à Hespress, le professionnel a expliqué qu’alors que certains consommateurs achetaient des bidons de 5 litres d’huile, ils préfèrent désormais presser eux-mêmes l’huile d’olive afin de garantir la qualité de l’huile.

Cette nouvelle attitude des Marocains « est une conséquence naturelle des incidents répétés de fraude, et d’un autre côté, une opportunité positive pour les moulins afin d’éviter d’assumer la responsabilité quant à la qualité du produit », soutient-il. Et de poursuivre : « Cette année, il y a une abondance de la récolte d’huile d’olive, et il est prévu que les prix de l’huile baissent considérablement à l’avenir. Il est également attendu que le prix des olives descende à moins de 10 dirhams le kilogramme à partir du mois de février prochain. »

De son côté, Abdelkrim Chafii, vice-président de la Fédération marocaine de protection du consommateur, a reconnu « l’existence de fraude dans le marché de l’huile d’olive », révélant que les commerçants « mélangent l’huile restante de l’année dernière avec la nouvelle huile, et la vendent à un prix bas compris entre 60 et 70 dirhams, ou encore réutilisent les résidus des olives déjà pressées, et les mélangent avec de l’huile raffinée pure, puis les re-pressent pour obtenir une huile prétendument “traditionnelle” n’en ayant que la couleur ».

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Le responsable ajoute que « cette démarche de pressage garantit l’obtention d’une huile de haute qualité et pure », soulignant que son organisation « encourage les citoyens à adopter cette démarche susmentionnée, car dans ce cas, il n’y a aucune possibilité de fraude ».

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Sujets associés : Huile d’olive - Fraude - Consommation - Alimentation - Agriculture - Office national de sécurité sanitaire et des produits alimentaires (ONSSA)

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