Ramadan, sexe et fatwas !

- 23h31 - Maroc - Ecrit par : Jalil Laamoudi

Si un homme et son épouse font l’amour lors du "shour", dernier repas avant d’entamer le jeûne à l’aube, ils peuvent poursuivre leurs ébats sexuels, et quand ils auront terminé, ils n’auront qu’à faire leurs ablutions et faire leur prière, a affirmé le cheikh marocain Abdelbari Zamzami à l’hebdomadaire Al Michaal.

Nous avons effectué des recherches pour vérifier si les propos de Zamzami sont corrects. D’après les plus grands érudits du rite Malékite en vigueur au Maroc, si le Musulman est surpris par l’appel à la prière de l’aube, alors qu’il est encore en train de manger ou de boire, il lui est permis de terminer ce qu’il a dans la bouche.

Mais en cas d’un rapport sexuel, il faut arrêter l’action dès que l’on entend l’appel à la prière. Si l’on a bien entendu l’appel et que l’on poursuit les ébats sexuels, il faut expier son pêché (kafara en islam), en jeûnant 60 jours successifs, ou en donnant à manger à 60 mendiants.

Dans l’interview accordée à l"hebdomadaire Al Michaal, le controversé cheikh affirme également que l’homme peut embrasser son épouse pendant la période du jeûne, comme le faisait selon lui le prophète Mohammed, s’il est sûr qu’il n’ira pas plus loin.

Abdelbari Zamzami considère que la femme forcée par son mari à faire l’amour pendant la période de jeûne au cours du mois de Ramadan, n’a rien à se reprocher. Le cheikh a été jusqu’à proposer aux fumeurs d’essayer le "Maâjoune" (drogue marocaine), comme alternative pour essayer d’arrêter la cigarette.

Pour le prêcheur marocain Mohamed Rafiki alias Abou Hafs, les sujets intimes ne doivent pas être abordés en public, surtout quand il s’agit de rapports amoureux entre un homme et son épouse.

Ce genre d’affaires doivent faire l’objet de fatwas privées et directes, estime Rafiki, ancien détenu de la salafiya jihadia, apôtre aujourd’hui d’un Islam à visage humain. Sur sa page Facebook, le cheikh salafiste, actuellement secrétaire général adjoint du Parti de la Renaissance et de la Vertu, multiplie d’ailleurs les sorties depuis le début de Ramadan pour promulguer des avis sur tout ce peut invalider le "jeûne".

Branché réseaux sociaux et nouvelles technologies, Rafiki a publié plusieurs conseils jugés très modérés dans lesquels, il atteste par exemple que la dentifrice n’est pas "haram" en période de jeûne, au même titre que le maquillage, le parfum, le khol ou la ventoline (asthme).

La dernière trouvaille du cheikh, c’est qu’en période de menstruation, la femme peut lire le coran, puisqu’elle est croyante, avançant que si le toucher du livre sacré reste dans ce cas sujet à controverse, la femme peut recourir aux Smartphones ou à du matériel informatique pour télécharger et lire le Coran.

  • Fatwa et Ramadan : doit-on retarder la prière pour regarder un match de football ?

    "Il est possible de retarder la prière d'"Al Ichaa" et de "tarawih" pour suivre un match de football", a affirmé le controversé cheikh marocain Abdelbari Zamzami, qui réagissait à une fatwa émise par le conseil des Oulémas d'Algérie. L'instance avait autorisé les Algériens à retarder la prière du soir pour suivre le match opposant l'équipe nationale à l'Allemagne lundi, au titre des huitièmes de final de la Coupe du monde de football 2014, au Brésil.

  • Insolite : Une fatwa pour frauder l'assurance et falsifier les documents

    L'érudit musulman Abderrahman Sekkach, docteur en études islamiques, vient de proclamer une fatwa pour le moins étrange. Selon lui, il serait permis aux employés et fonctionnaires de falsifier les documents qu'ils présentent à l'assurance maladie en vue d'obtenir un remboursement plus conséquent.

  • Sion Assidon : "Boycottez les dattes d'Israël pendant Ramadan"

    "Prenez gardes aux dattes des sionistes sur les tables de vos "Ftour" (repas de rupture de jeûne pendant Ramadan), a souligné Sion Assidon, anti-sioniste marocain de confession juive sur sa page Facebook. "Ces dattes appelées "Medjoul" sont reconditionnées en Europe, avant d'être introduites au Maroc", explique Sion Assidon.

  • Des Marocains en prison pour avoir mangé et bu de l'alcool pendant le ramadan

    Cinq jeunes marocains ont été condamnés vendredi à six mois de prison ferme chacun pour ivresse sur la voie publique et pour avoir mangé en plein Ramadan par le tribunal de première instance de Souk El Arbaa du Gharb, à une quarantaine de kilomètres au nord de Kénitra.

  • Le cheikh Abdelbari Zamzami est mort

    Le prédicateur islamiste Abdelbari Zamzami, célèbre pour ses fatwas polémiques, est décédé hier, mercredi, à Casablanca à l'âge de 73 ans.

  • Une unité de police pour traquer les Marocains qui ne font pas Ramadan ?

    Le Maroc aurait créé une nouvelle unité de police dédiée à la lutte contre les éléments pouvant ébranler la foi religieuse des Marocains et porter atteinte à la religion en général, indique l'hebdomadaire Al Ayam.

  • Une fatwa autorise le divorce via SMS et Facebook

    "Le divorce par SMS est halal", d'après une fatwa du controversé cheikh Abdelbari Zamzami, selon lequel le mari peut répudier son épouse en se contentant de l'en informer par SMS, téléphone ou courriel.

  • Des Marocains revendiquent le droit de manger en plein public pendant Ramadan

    Les membres du Mouvement Alternatif pour les Libertés Individuelles (Mali), revendiquent encore une fois le droit de manger en plein public pendant le mois de Ramadan, estimant qu'en tant que citoyens marocains non musulmans, ils devraient être autorisés à rompre le jeûne en public sans être inquiétés par les autorités.

  • Maroc : Ils ne font pas le Ramadan

    Reportage de la chaine France 24 sur les non jeûneurs ou ces personnes qui ne ne font pas le ramadan. Ne pas le faire, peut être, mais en cachette. Le code pénal marocain condamne en effet à de la prison et une amende toute personne mangeant en public pendant ce mois sacré.

  • Ramadan : un Marocain en prison pour avoir mangé en public

    Un Marocain a été condamné à de la prison ferme par le tribunal de première instance de Tzinit, 900 km au sud de Rabat, pour avoir mangé en plein ramadan, mois où il est interdit de manger en public au Maroc, selon le code pénal marocain.