Rapport d’Amnesty : les dockers marocains érigés en symbole de résistance
Dans son rapport annuel, Amnesty International dresse un bilan mondial alarmant, dénonçant la « lâcheté » des dirigeants face aux conflits. L’organisation souligne toutefois de rares lueurs d’espoir, portées notamment par la mobilisation citoyenne et syndicale, notamment au Maroc.
La diplomatie cède aujourd’hui le pas à la guerre. C’est le constat amer dressé ce mardi par Agnès Callamard, secrétaire générale d’Amnesty International. Le rapport pointe du doigt la violence et la stratégie de domination de chefs d’État qualifiés de « prédateurs », à l’image de Donald Trump, Vladimir Poutine ou Benjamin Nétanyahou. Face aux agissements de ces dirigeants, le document fustige une grave défaillance de la communauté internationale. « Les États, les organismes internationaux et la société civile doivent rejeter la politique de conciliation à tout prix », exhorte l’association.
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Au milieu de ce sombre tableau marqué par de graves exactions, de la Birmanie au Soudan, l’ONG met en lumière quelques actes de résistance forts. Elle salue tout particulièrement les initiatives courageuses menées par des travailleurs portuaires pour enrayer l’effort de guerre. Le rapport se félicite ainsi ouvertement des actions initiées par les dockers au Maroc, en Espagne et en France, dont l’objectif assumé était de « perturber l’acheminement d’armes vers Israël ».
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Cette mobilisation civile et syndicale intervient dans un contexte de crise où les institutions garantes de la paix, telles que la Cour pénale internationale, subissent leurs pires attaques depuis 1948. Les conflits au Moyen-Orient illustrent ce dangereux glissement vers le mépris absolu des lois. Constatant que la violence remplace désormais le dialogue, Agnès Callamard lance un ultime avertissement : « Nous sommes au moment même où tout peut basculer, où tout ce qui a été construit au cours des 80 dernières années risque d’être anéanti ».