Après la Russie, le Maroc autorise les boyaux de porc américains
Cinq mois après l’affaire des importations russes, les autorités américaines annoncent que le Maroc accepte désormais les boyaux de porc provenant des États-Unis. Une ouverture strictement encadrée sur le plan sanitaire.
La décision est entrée en vigueur le 14 août 2026. Dans une mise à jour publiée une semaine plus tard, le service d’inspection sanitaire du département américain de l’Agriculture annonce officiellement que le Maroc accepte désormais les boyaux de porc issus d’établissements américains.
Cette ouverture ne concerne pas automatiquement toutes les entreprises du secteur. Chaque établissement souhaitant exporter vers le Royaume doit déposer le formulaire FSIS 9080-3 auprès de l’administration américaine afin d’être inscrit sur la liste des sites agréés. Ces nouvelles exigences figurent dans l’avis officiel du département américain de l’Agriculture.
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L’annonce intervient quelques mois après une polémique similaire provoquée par l’arrivée au Maroc d’une cargaison de boyaux de porc russes provenant de la région de Koursk. L’Association nationale des exportateurs de boyaux avait alors expliqué que ces produits étaient importés temporairement pour être transformés, puis intégralement réexportés.
Selon les professionnels marocains, cette industrie fonctionne depuis plus de vingt ans sous le contrôle de l’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires (ONSSA). Une vingtaine d’entreprises marocaines traiteraient environ 20 000 tonnes de boyaux par an pour des marchés étrangers, notamment européens, américains et japonais.
Pas une autorisation générale de viande de porc
La nouvelle décision doit être interprétée avec prudence. L’avis américain porte précisément sur les boyaux de porc et non sur une autorisation générale d’exporter de la viande porcine vers le Maroc. Il ne signifie pas non plus que ces produits vont être utilisés dans les saucisses vendues aux consommateurs marocains.
Dans le dossier russe, les professionnels avaient assuré que les boyaux concernés n’étaient adaptés ni aux formes ni aux dimensions utilisées sur le marché local. Les préparations marocaines reposeraient sur des boyaux provenant de moutons, de chèvres ou de bovins issus des abattages nationaux.
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L’administration américaine ne précise toutefois pas si les futurs lots bénéficieront exactement du même régime d’importation temporaire et de réexportation que les marchandises russes. En l’absence d’une nouvelle communication de l’ONSSA ou des professionnels marocains, il serait donc prématuré d’affirmer aussi bien leur commercialisation locale que leur réexportation systématique.