Saad Lamjarred face à une nouvelle accusatrice aux assises du Var
Le chanteur marocain Saad Lamjarred est jugé dès ce lundi aux assises du Var pour le viol présumé d’une jeune femme en 2018. L’artiste, qui clame son innocence, risque gros face à des accusations récurrentes.
L’affaire remonte à la nuit du 26 août 2018, près de Saint-Tropez. Anne, une ancienne barmaid âgée aujourd’hui de 37 ans, accepte de suivre l’artiste dans sa chambre d’hôtel après une soirée très alcoolisée. Si le trajet se déroule calmement, la plaignante affirme avoir ensuite été poussée sur le lit et violée alors qu’elle était « tétanisée ». De son côté, le chanteur de 40 ans assure que la relation était consentie. Face à ces versions contradictoires, l’accusation s’appuie sur des textos d’appel à l’aide envoyés à une amie et sur une expertise médicale confirmant un traumatisme psychologique.
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Ce rendez-vous judiciaire, retardé depuis décembre pour des raisons médicales concernant la présidence du tribunal, marque la fin d’une très longue attente pour la plaignante. Son avocat, Me Dominique-Jean Lardans, a d’ailleurs confié à 20minutes que sa cliente « attend avec impatience que ça se termine ». L’enjeu est d’autant plus lourd que le conseil rapporte des tentatives d’arrangement au cours de l’instruction, affirmant qu’un proche du mis en cause aurait proposé de l’argent en échange du silence de la jeune femme.
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L’interprète, véritable star dans le monde arabe, n’en est pas à son premier face-à-face avec la justice pour des faits de cette nature. En 2023, il a déjà écopé de six ans de prison à Paris pour viol, une condamnation dont il a fait appel, tandis que d’anciennes affaires aux États-Unis et au Maroc ont jalonné son parcours. Aux assises de Draguignan, la partie civile devra toutefois convaincre un ministère public initialement réticent. Le parquet avait en effet requis un non-lieu lors de l’instruction, avant que la justice n’impose ce procès en rappelant qu’entrer dans la chambre d’un homme ne constitue aucunement un consentement.