Sahara : Washington fait pression
Les pourparlers sur le Sahara pourraient bientôt reprendre à Oslo. En marge d’un forum, l’émissaire onusien et l’administration américaine ont affiché leur volonté d’accélérer le processus de dialogue, actuellement au point mort.
La capitale norvégienne se positionne comme un terrain neutre potentiel pour réunir le Maroc, l’Algérie, la Mauritanie et le Front Polisario. Le 10 juin, ce dossier a occupé une place centrale lors du Forum d’Oslo sur la paix. L’envoyé spécial de l’ONU, Staffan de Mistura, a même interrompu la tournée régionale qu’il avait entamée deux jours plus tôt à Tindouf pour s’y rendre. Sur place, il a échangé avec le secrétaire d’État norvégien aux Affaires étrangères, Andreas Motzfeldt Kravik, alimentant les spéculations sur l’accueil de futures consultations politiques en Scandinavie.
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Cette initiative nordique bénéficie de l’appui direct de Washington. Également présent à cette réunion tripartite, Massad Boulos, conseiller spécial du président Trump pour l’Afrique, a réclamé une accélération immédiate du processus. Jugeant que le différend « s’éternise », le diplomate américain a martelé sur le réseau social X que « les parties doivent s’atteler d’urgence à un règlement ». La Maison-Blanche s’appuie fermement sur la résolution onusienne 2797 d’octobre 2025, qui valide le plan d’autonomie marocain comme la base la plus sérieuse et crédible pour résoudre définitivement la situation.
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L’objectif est de redonner de l’élan à un dialogue totalement paralysé depuis l’éclatement de la guerre au Moyen-Orient fin février, indique Jeune Afrique`. Malgré cette mobilisation internationale, le calendrier d’une reprise effective des discussions reste totalement flou. L’institution internationale n’a pas encore communiqué sur la prochaine étape de son émissaire. Le mystère demeure sur ses futures destinations, laissant en suspens d’éventuels déplacements à Alger, Nouakchott ou Rabat pour tenter de trouver une solution juste, durable et mutuellement acceptable.