280 000 € saisis : l’incroyable butin caché sous le lit de deux coiffeurs en Occitanie
Deux frères d’origine marocaine, gérants de salons de coiffure dans le Sud-Ouest, ont été mis en examen. Ils sont soupçonnés d’avoir employé illégalement des migrants sans papiers dans leurs établissements du Tarn et de l’Ariège au détriment des règles sociales.
Le démantèlement de ce réseau a été opéré par les policiers de l’Office de lutte contre le trafic illicite de migrants (OLTIM). Taoufik C., 49 ans, et son frère Achraf, 36 ans, ont été interpellés fin mars 2026 avant d’être placés en détention provisoire. Les autorités les soupçonnent d’être à la tête d’un système de recrutement d’étrangers en situation irrégulière, non déclarés et parfois sans aucune qualification professionnelle pour exercer la coiffure.
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Actifs depuis une quinzaine d’années en Occitanie, les deux frères avaient multiplié les ouvertures de « barber shops » à Albi, Castres ou encore Pamiers. Selon La Dépêche du Midi, l’enquête fait suite à des contrôles menés l’an dernier par les comités anti-fraude. L’expansion commerciale s’étendait même au-delà du cercle fraternel, avec des établissements gérés par des proches à Revel et Castelnaudary.
Sur le terrain, la situation apparaissait parfois au grand jour à travers les avis des clients mécontents. Si le savoir-faire des gérants était parfois reconnu, celui de leurs employés récoltait des critiques acerbes. Des clients dénonçaient des prestations « déplorables » effectuées par de très jeunes coiffeurs maîtrisant mal le français et manquant de technique. Un habitant de Pamiers décrivait même l’un des salons comme un véritable « repaire de sans-papiers ».
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Les perquisitions menées par seize enquêteurs ont révélé l’ampleur des profits générés par cette activité illicite. Plus de 185 000 euros en liquide ont été retrouvés dans des coffres, des valises et même dissimulés sous un lit. Au total, près de 280 000 euros ont été saisis en incluant les fonds bloqués sur des comptes bancaires. Les deux suspects, qui restent présumés innocents, doivent désormais répondre de ce vaste trafic de main-d’œuvre devant un juge d’instruction.