Le séisme d’Al Hoceima continue à frapper

- 01h16 - Maroc - Ecrit par : L.A

Des centaines de familles continuent de vivre sous des tentes dans certains douars de la province d’El Hoceima. Les plaies du séisme qui a frappé la région le 24 février 2003 ne sont pas encore cicatrisées.

Cette situation précaire ne cesse de préoccuper de nombreuses sensibilités marocaines et étrangères, civiles et politiques. Aussi ont-elles décidé de constituer une commission d’enquête en vue d’établir un nouveau constat de proximité.

Selon un membre du comité préparatoire de cette commission, « le travail de la commission se base sur les observations finales au sujet de la gestion du dossier du séisme d’El Hoceima, adressées à Rabat par le Comité des droits économiques, sociaux et culturels relevant de l’ONU ». Les notes de la convention onusienne se rapportent notamment au droit au logement.

Les articles 27 et 51 font état particulièrement du déficit en matière d’initiatives menées par l’Etat marocain dans ce cadre, l’appelant donc à redoubler d’efforts pour reloger les sinistrés. Les associations civiles reprochent aux autorités et aux institutions locales et régionales le manque de transparence dans la gestion de ce dossier.

Dans un procès-verbal signé en juillet dernier, l’Association Tamassint pour le suivi des conséquences du séisme (ATSCS), l’Equipe civile, le représentant des autorités et l’Association espagnole pour le soutien de la démocratie locale au Maroc se sont mis d’accord pour que les familles sinistrées bénéficient notamment d’un soutien logistique.

Cependant et même après une réunion à la mi-août dernier, l’Association Tamassint a rendu public, le 23 du mois courant, un communiqué où elle dénonce les tergiversations des autres parties qui n’ont pas honoré leurs engagements.

L’Association qui reste la plus proche institution civile des populations a dénoncé cet état de fait dont la responsabilité incombe en priorité aux autorités.

Libération - Nouri Zyad

  • Séisme d'Al Hoceima : le rapport qui accuse

    La commission d'enquête sur les répercussions du séisme du 24 février 2004 à El Hoceima vient de soumettre le 15 novembre 2007 un rapport accusateur à la Commission des droits économiques, sociaux et culturels relevant des Nations unies. D'emblée, le rapport intitulé « le séisme du Rif entre la colère de la nature et l'improvisation de l'Etat », corrobore les informations relayées par la presse et faisant état de familles qui dorment à la belle étoile. Une situation que le rapport décrit en détail, en étayant ses propos par des exemples concrets.

  • Rafles arbitraires contre les immigrés subsahariens à Rabat

    Les immigrés subsahariens étaient vendredi, de 4h à 6h du matin, dans le collimateur des rafles subites. Le but était d'arrêter tous les immigrés là où ils habitent. L'objectif était de les refouler, pour une énième fois, vers la frontière maroco-algérienne. Les drames survenus récemment aux larges des îles Canaries ont probablement été derrière ces opérations.

  • 7,4 millions de personnes sans retraite

    Où en est la protection sociale et quels sont ses enjeux ? C'est à cette « délicate » question que Thami Barki, directeur des Assurances et de la prévoyance sociale (DAPS) a tenté de répondre lors de la réunion de la Commission économique et financière de la Chambre française de commerce et d'industrie au Maroc (CFCIM). La protection sociale se limite à la retraite et à la couverture médicale, lesquelles ne sont pas généralisées à toute la population. Le risque accident du travail est, quant à lui, couvert dans le cadre de la responsabilité civile et géré par les compagnies d'assurance.

  • Jumelage entre Montereau et Safi

    Une délégation de la ville française de Montereau se rendra le 31 octobre à Safi pour finaliser le jumelage entre les deux cités. Lors de cette visite, la délégation monterelaise aura notamment des entretiens avec le wali de la région Doukkala-Abda et gouverneur de la province de Safi et visitera la bibliothèque régionale et la conserverie "MIDAV".

  • Les émeutes de Sefrou montrent le désarroi du "Maroc inutile"

    Sefrou, petite ville du Moyen Atlas (200 km à l'est de Rabat) a soudainement été bousculée, le 23 septembre, par des affrontements sans précédent entre quelque 2 500 habitants et les forces de l'ordre, faisant au total plus de 300 blessés, et une quarantaine de prisonniers. Les images prises ce jour-là montrent des voitures incendiées, des bâtiments publics saccagés, des cris de colère couverts par les hurlements de sirènes.

  • 57 enfants abandonnés à deux reprises à Essaouira

    Cinquante sept enfants parlant allemand mieux que le dialecte marocain, pouilleux, en guenilles, souffrant le martyre et devenus végétariens malgré eux, viennent de défrayer la chronique à Essaouira. Le triste décor de leur drame : une maison insalubre appartenant à une association qui a élu domicile il y a 17 ans dans la circonscription d'El Ghazoua. Sa fondatrice, une femme de nationalité allemande, résidente permanente au Maroc qui a fait croire aux autorités locales que son association était capable d'apporter une solution durable au problème des enfants et bébés abandonnés.

  • Gouvernement El Fassi : Femmes, jeunes, technocrates...

    Dès l'installation du nouveau gouvernement, les passations de pouvoir. L'exécutif est donc opérationnel dès aujourd'hui mardi. Sa mouture définitive a été élaborée après que le MP a décidé de claquer la porte de la majorité. Les postes qui revenaient au pôle haraki ont été dispatchés sur les trois autres partis politiques que sont l'Istiqlal, le RNI et l'USFP. La nouvelle majorité comprend donc ces trois formations et le PPS. Elle sera appuyée par le groupe parlementaire mené par Fouad Ali Al Himma et composé de près de 35 députés qui viennent d'horizons divers.

  • 763 Marocains maltraités en Libye

    Sept cent soixante-trois ressortissants marocains sont retenus dans des centres d'accueil en Libye dans des conditions inhumaines. L'Association marocaine des familles victimes de l'immigration clandestine (AFVIC) ne cesse de dénoncer cette situation. Khalid Jamah, l'un des responsables de l'AFVIC, évoque des cas de torture et de spoliation de biens de migrants clandestins. Il accuse, également, des éléments des forces de l'ordre libyennes de ces actes. Il révèle aussi des cas de viol dans des centres de détention de jeunes émigrées en situation irrégulière.

  • Maroc-Europe : Voisins, mais pas assez !

    Quel rôle pourraient jouer les sociétés civiles européenne et marocaine pour renforcer la politique de voisinage ? C'est à cette question que tenteront de répondre les participants à la 6e rencontre scientifique annuelle organisée par l'association Ribat Al Fath les 6 et 7 décembre, en collaboration avec la Fondation allemande Konrad Adenauer. Et ce, sur le thème « La politique européenne de voisinage : quel impact sur les relations Maroc-Europe ».

  • La corruption, un mal marocain

    Radié du barreau en février 2005 pour avoir dénoncé la corruption au sein de l'appareil judiciaire, l'avocat tétouanais vient de créer une association pour protéger et fédérer les victimes de la corruption. Entretien.