Siham Assif

- 14h24 - Comédiens et acteurs - Ecrit par : Bladi.net

Siham Assif est une actrice rêveuse. Elle est toujours à la recherche du grand rôle qui lèverait le voile sur son talent. De plateau en scène, elle s’efforce de plaire et déploie tout son charme pour y arriver. Portrait d’une actrice charmante, une chanteuse revendiquée et fan de la danse orientale.

Se regarder en face et se traiter d’impuissant, voilà ce qui arrive quand on perd la valeur de soi-même. Siham Assif donne l’impression de se regarder tout le temps en face et de se dire : “t’es la meilleure, tu décrocheras certainement le rôle qui te hissera au rang de grande star, accomplie, du cinéma marocain”. Il suffit de parler pendant quelques minutes avec cette actrice, natif de Tanger en 1976, pour s’en rendre compte.

Dans ses précédentes sorties, les cinéphiles lui trouveront des traits caractéristiques. Ils noteront sans doute au passage que le corps de l’actrice est tout le temps mis à profit sans exagération. Que la sensibilité de l’être est marquante, certainement. Ils pourront aussi rester sur leur faim, tant on a l’impression que l’actrice n’a pas encore trouvé le bon directeur de casting qui irait jusqu’à la mettre à nu, sentimentalement parlant, devant la caméra. De la pousser à se mettre vraiment dans la peau de ses personnages, à être juste, sans souci de grande perfection.

Tout cela, Siham Assif en est consciente. Sa quête du grand rôle est presque une obsession. Mais rien ne presse. Elle dispose du facteur temps et âge, la beauté, sous estimée par ses collègues mais flattée par les mecs. Elle a tout à gagner à se faire remarquer sous sa vraie nature, loin du stress des plateaux.

Le chemin fut long à parcourir, depuis les débuts balbutiants des années 90. Siham Assif se remémore le souvenir lointain d’une adolescence obsédée par la gloire et la reconnaissance du public. En 94, toujours dans la catégorie ado, mais option beauté, Siham Assif décroche le prix de miss Tanger puis arrête ses études à l’âge de 18 ans. Sans hésitations. Elle s’image déjà reconnue par les cinéphiles et plébiscitée par les fans. Douce obsession qu’elle altère par un premier passage dans la chanson, à Agadir, où elle anime sur place pendant de longs mois.

C’est dans cette ville qu’Abdelkrim Derkaoui la découvre et l’engage pour jouer le rôle principal de son film : “La rue le Caire”.

Un film sorti au forceps et dont la mise en boîte définitive a duré plusieurs années. “Tournage catastrophique s’écrie-t-on à l’époque.” La consécration suivra immédiatement après la sortie du film, à l’occasion du festival national du film marocain à Casablanca. L’actrice décroche une mention spéciale pour son rôle dans le film.
Première expérience, premier rôle principal et une première consécration. L’événement fait le bonheur de la famille, surtout la mère qui voit à travers sa fille se concrétiser ses rêves de jeunesse.

Elle même chanteur à une certaine époque, elle n’a pas cessé d’encourager sa fille à persévérer et à mieux sélectionner ses projets. “Ma mère est ma force et mon énergie. C’est aussi ma meilleure amie, avec qui je partage toute ma vie”. La petite famille compte d’autres artistes, dont le père, qui vit loin de ses enfants, mais pour qui Siham a toujours une pensée particulière.

Une année plus tard, Nour Eddine fait appel à elle pour jouer un rôle dans son premier long-métrage “Le retour”. Les préparatifs ont pris du retard. Prévu pour le mois de septembre, le film ne sera tourné qu’en décembre 2002.

Pendant ce temps, Siham Assif tourne avec Narjis Nejjar dans son premier long-métrage : “Les yeux secs”. Au cours du tournage, elle crie “J’ai enfin trouvé mon vrai rôle. J’avais promis à ma famille que je serais à la hauteur de leurs attentes. Aujourd’hui, je pense, c’est chose faite”. Dans ce film, elle joue le rôle d’une prostituée rattrapée par les souvenirs d’une mère prisonnière, elle même ancienne courtisane de sa tribu.

L’actrice compte par ailleurs d’autres expériences dans le cinéma étranger, signés Roger Young, Benoît Grafin et Hatim Ali. Seulement, jusqu’à maintenant, elle n’a pas encore tourné son vrai rôle. Première étape, Siham Assif se dit plus sélective et plus attentive aux rôles qu’on lui soumet. Le désir de la perfection se substitue à celui de la reconnaissance publique. L’actrice a une seule obsession, rencontrer le réalisateur ou la réalisatrice qui lui proposerait un rôle “Taillé sur mesure”. “J’ai la patience et la persévérance qu’il faut. J’ai aussi la vie devant moi... Ça peut arriver du jour au lendemain, comme je pourrais attendre toute ma vie. J’en suis consciente”.

Autre rêve, celui d’une jeune femme mûrie par le contact des réalisateurs et les expériences des plateaux ; celui de se lancer un jour dans la réalisation. L’idée la titille de plus en plus, mais elle se garde de s’y lancer sans armes. Après l’apprentissage sur le terrain, elle prévoit une formation d’initiation aux techniques de la réalisation. Autres rêves ? Avoir un bébé ! “J’adore les bébés, mais pour l’instant mon unique bébé est “Les yeux secs” (film de Narjis Nejjar). Les fans, vous avez une piste à creuser.

Marco Hebdo

  • Nadia Farès

    Nadia Farès effectue ses premiers pas à l'écran dans le téléfilm L'Exil en 1991, puis débute au cinéma en 1992 dans la comédie Les Amis de ma femme de Didier Van Cauwelaert. Mais c'est dans Elles n'oublient jamais de Christopher Frank que Nadia Farès se fait remarquer du grand public en 1994. Elle y incarne la vénéneuse Angela et harcèle Thierry Lhermitte.

  • Morjana Alaoui

    Actrice marocaine . On l'a vu notamment dans le film Marock de Laïla Marrakchi.

  • Asmaa Khamlichi

    Née à Casablanca en 1971 dans une famille rifaine, Asmaa Khmlichi grandit dans un environnement très rigoureux qui cultive chez elle une tendance à la rébellion. A dix huit ans elle intègre le ballet théâtre de Zinoune, où elle travaillé dix ans en tant que comédienne et danseuse.

  • Rachid El Ouali

    Né le 3 Avril 1965, dans un quartier populaire à Rabat, et issu d'une famille nombreuse et modeste, ce jeune prodige a eu un parcours qui pourrait se résumer entre difficile et en même temps chanceux.

  • Narjiss Nejjar

    Narjiss Nejjar est née en 1971 à Tanger. Après avoir suivi des études de réalisation à Paris, elle devient assistante réalisatrice sur de nombreux courts et moyens métrages.

  • Hanane Fadili

    Hanane Fadili est née le 2 mai 1974 à Casablanca dans une famille composée de quatre enfants. L'explication du métier spécial de Hanane se retrouve tout naturellement dans ses gènes puisque son papa est l'incontournable Aziz Fadili, artiste, humoriste et grand marionnettiste.

  • Mimoun Oaissa

    Mimoun Oaïssa est né en 1975 au Maroc et a étudié l'art dramatique à l'école de théâtre d'Amsterdam et à New York.

  • Rachida Khalil

    Rachida Khalil est une comédienne franco-marocaine née à R'chida, un village isolé dans les montagnes déshéritées du Rif en 1973. Immigrée en France avec sa famille à l'âge de cinq ans, elle découvre tout à la fois l'électricité, la circulation automobile, les supermarchés et tout le tumulte de la ville. Adolescente à Mantes-la-Jolie, elle rencontre le théâtre avec Molière, Shakespeare ou Ionesco tandis que lors de ses séjours au Maroc on s'active à lui arranger un mariage qui la révulse en secret. Rachida n'a que seize ans quand elle fuit sa famille et le destin qu'on lui réserve pour choisir la carrière de comédienne

  • Gad Elmaleh

    A 16 ans, Gad Elmaleh quitte son Maroc natal et sa petite famille pour Montréal. Il débute dans divers domaines : radio, télévision, cabarets. En 1992, il arrive à Paris, après un passage au cours Florent, et fait ses premiers pas sur scène dans 'Les Libertins' en tant que figurant. Quelques années plus tard a lieu son premier spectacle 'Décalages' à Montréal, qu'il joue ensuite au Maroc puis à Paris. Il apparaît alors au cinéma notamment dans 'Salut cousin', 'Vive la république', 'L'homme est une femme comme les autres'. Il revient sur les planches dans 'Tout contre' en 1999, et poursuit avec son nouveau spectacle 'La Vie normale' qui récolte le succès qu'il se doit. Pour ce qui est de sa carrière cinématographique 'La vérité si je mens 2' et 'Chouchou' ne sont pas pour déplaire au public.

  • Faouzi Bensaïdi

    Cinéaste fin et ambitieux, Faouzi Bensaïdi a été primé deux fois à Cannes cette année pour son premier long-métrage, Mille mois. Formé en France et au Maroc, il est parfaitement représentatif de la « génération Mohammed VI » du cinéma.