France : les soldats marocains de la Seconde guerre mondiale refont parler d’eux
En décembre dernier, le squelette d’un soldat mort durant la seconde guerre mondiale a été retrouvé à Oye-Plage, en France. Après enquête, il s’avère qu’il appartenait au premier régiment de tirailleurs marocains (RTM).
Cela se passe à la plage des Escardines, à Oye-Plage, une commune française située dans le département du Pas-de-Calais. Deux personnes utilisant des détecteurs de métaux pour trouver des vestiges de la Seconde Guerre mondiale découvrent un squelette. Donovan Bocquet, l’un d’eux, confie à NordLittoral : « Je me souviens qu’on a vu une forme arrondie. Avec mon ami on pensait à un obus, donc on a été prudent. Mais on s’est rendu compte qu’il s’agissait d’un crâne. »
Avertie, la gendarmerie arrive sur les lieux et commence l’enquête. On découvre alors un squelette assez bien conservé, un bouton portant l’inscription « Paris », un porte-monnaie contenant de l’argent (période 1925-1937), un thermomètre et, finalement, la clé de la solution pour résoudre cette énigme : un insigne.
Selon une source des forces de l’ordre cité par NordLittoral : « L’insigne appartient au premier régiment de tirailleurs marocains (RTM). » Ce régiment a été effectif durant les deux guerres, entre 1912 et 1965 et dépendait directement de l’armée d’Afrique qui, elle, était rattachée à l’armée de terre française.
A en croire NordLittoral, ce régiment n’avait aucune raison de se trouver à Oye-Plage. Ainsi, selon NordLittoral : « Le 1er RTM a notamment participé à la défense de Lille à la fin du mois de mai 1940 au sein de la 1re division marocaine. Comment serait-il arrivé à Oye-Plage ? Sûrement un prisonnier de l’armée allemande qui a fini par mourir, peut-être lors de bombardements, sur la Côte d’Opale. »
Mais est-ce bien un soldat marocain ? Même si tout semble le prouver, on ne peut être catégorique à ce sujet. Les éléments restent insuffisants pour se prononcer de manière définitive et, surtout, officielle.
Les ossements de ce soldat sont depuis le 16 janvier à la Nécropole nationale de Notre-Dame-de-Lorette.