Textile : Casino ouvre un bureau à Casablanca

- 16h03 - Maroc - Ecrit par :

Ce n’est pas pour rien que Casino, le géant européen de la distribution, s’installe à Casablanca. Considérée comme un bureau de sourcing, cette antenne, comme l’indique Philippe Gautreau, directeur des achats internationaux du groupe Casino, vient renforcer une politique de partenariat, appelée affiliation, avec des pays du Maghreb et du Moyen-Orient.

En témoignent les bureaux déjà existants en Tunisie, à Bahreïn, en Arabie Saoudite ou encore au Liban, pays dans lesquels le groupe réalise une grande part de ses approvisionnements.

Rappelons qu’il compte plus de 8.500 unités à travers le monde (20 pays) dont 4.256 supérettes, 2.447 supermarchés, 286 hypermarchés, 885 magasins discount ou encore quelque 240 caféterias. Parmi ses enseignes les plus connues figurent, Franprix, Leader Price, Casino, Géant, Monoprix ou encore Vival ou Spar. Et pour ce groupe multimarque, la distribution a changé d’orientation et la notion de sourcing devient primordiale.

Partenariat

Casino qui effectue ses achats à travers le monde doit pouvoir diversifier ses points d’approvisionnement pour satisfaire une demande plus importante en volume et plus exigeante en qualité. Aussi, s’est-il intéressé aux produits marocains susceptibles de lui convenir. « Le Maroc est très prisé pour ses produits textiles mais aussi agroalimentaires, et c’est ce qui a favorisé l’ouverture d’un bureau de sourcing de Casino à Casablanca », indique Gautreau. Et d’ajouter qu’un partenariat venait d’être scellé avec Asswak Essalam qui préfère s’appuyer sur une centrale d’achat pour son approvisionnement.

L’agence marocaine compte, pour ses investigations, sur une équipe spécialisée dans ces deux secteurs. Sa mission est de rechercher des produits conformes aux cahiers des charges des clients et faciliter le contact avec les lieux de production. L’équipe doit également être proactive et présente sur les sites de production, une façon pour les responsables d’entretenir le tissu local. Et bien évidemment, le credo et les valeurs de la centrale d’achat européenne concernant le développement durable doivent être garantis et dûment véhiculés auprès de tous les fournisseurs.

Si le Maroc est d’office sélectionné pour ses produits textiles, les responsables misent aussi sur le développement du créneau agroalimentaire. Allusion est faite aux fruits et légumes (courgettes, fraises qui jouissent d’une excellente réputation) et aux produits de la mer (conserverie de sardines), les seuls plébiscités pour l’instant. Casino compte également s’approvisionner en bazar, ce qui signifie dans son jargon, en articles de ménage, de bricolage et de jardinage.

Sur les deux premiers créneaux, le Maroc représente la première source avant la Tunisie. Aussi annuellement, Casino achète près de 7, 6 millions d’euros de produits frais, via importateurs et 2,3 millions d’euros de produits agroalimentaires (principalement la sardine en boîte) en chiffre d’affaires direct. En revanche, même si la centrale d’achat reconnaît le fort potentiel textile du Maroc, c’est la Tunisie qui l’emporte à ce niveau. Près de 10,2 millions d’euros réalisés annuellement dans ce pays (essentiellement en lingerie) en chiffre d’affaires direct contre 7,3 millions par le même biais au Maroc. Sinon, ce sont aussi 4,7 millions d’euros d’approvisionnement qui sont effectués par an au Maroc via des importateurs. Une différence qui s’explique par l’installation en Tunisie des unités étrangères.

Pour Casino, avoir un pied au Maroc c’est aussi relever des enjeux. Il s’agit, selon les responsables, d’une alternative à l’Asie en raison de la fluctuation du cours du dollar. De plus, la proximité du Maroc avec l’Europe est un atout considérable qui permet une réactivité à court et moyen termes (réassorts fréquents). Et qui offre également la possibilité de développer le sourcing alimentaire et de bazar. Cependant, des risques ne sont pas à exclure. Les dirigeants craignent une perte de compétitivité face à l’Asie en cas de baisse du dollar, ou dès la mise en application des accords de l’OMC.

L’économiste

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