Tourcoing : un bébé de trois mois poignardé par son père

- 11h34 - Maroc - Ecrit par :

LE père, auteur présumé du meurtre de sa petite fille de trois mois, commis lundi, vers 13 h 40, rue Charles-Wattinne à Tourcoing, était toujours entendu, hier, par les enquêteurs du commissariat de Tourcoing. L’homme s’était spontanément constitué prisonnier après son geste meurtrier.

Son épouse, terriblement choquée, a dû être hospitalisée. Les policiers pourront peut-être faire la lumière sur les circonstances dans lesquelles est survenu ce drame. Ce ressortissant marocain, âgé de 34 ans, avait connu celle qui allait devenir sa femme en 1999, au Maroc. Il attendait la régularisation de ses papiers. Sa femme ayant manifesté son désir de divorcer, il aurait alors complètement disjoncté, pour en arriver à cette tragique extrémité.
Peut-être craignait-il de perdre ainsi la chance d’obtenir la nationalité française. A-t-il agi sous le coup de la fureur, ou son geste était-il prémédité ?
L’enquête de police permettra de le déterminer. Toujours est-il qu’il n’y avait pas de couteau dans la salle de bain, quand il s’est enfermé avec l’enfant.
La petite Sarah a reçu vingt-trois coups de couteau au thorax et dans le dos.
La multitude de coups portés témoigne d’un réel acharnement et peut aussi conforter la thèse d’un « coup de sang ».
Réputé irascible
Dans le voisinage, l’homme n’avait pas bonne presse. Le matin du drame, il avait bousculé et poussé dans l’escalier, un ouvrier qui travaillait dans le hall de son immeuble. Il trouvait que l’homme faisait trop de bruit et que cela risquait de réveiller sa fille. L’ouvrier est d’ailleurs allé porter plainte au commissariat de Tourcoing, en compagnie de son patron.
D’autres voisins évoquent le souvenir d’un homme souvent emporté. « Il a crevé plusieurs pneus de motos et arraché des étiquettes et des affiches.
Il lançait parfois des insultes antisémites », témoigne un commerçant installé face à son habitation. « On voyait qu’il avait un sérieux problème. A la fin, on essayait de ne plus faire attention à lui quand il passait », ajoute le concessionnaire.
D’aucuns le dépeignent comme quelqu’un passant rapidement d’un état calme à la colère. C’est ce qui expliquerait l’expertise psychiatrique dont il a fait l’objet hier, durant sa garde à vue.
L’auteur présumé devrait être présenté aujourd’hui devant le juge d’instruction.
Il pourrait être mis en examen pour meurtre ou pour assassinat, si la préméditation était retenue. A moins qu’il ne soit reconnu non responsable de ses actes.
François FLOURENS pour la voix du nord

  • Mariages mixtes : le parcours du combattant

    Le Maroc n'aime pas les mariages mixtes et le fait comprendre à travers des textes de loi, le code du statut personnel et le code de la nationalité en l′occurence. Les plus lésées : les femmes, pour ne pas changer. Explications point par point.

  • Agée de onze ans, elle a été enlevée puis violée par trois individus

    Mardi 17 décembre 2002. Il est 18 heures, l'école Yaâcoub Manssour à Anassi (Casablanca) ouvre ses portes pour la sortie des élèves. Une foule de parents attend leurs enfants. C'est une image quotidienne qui n'a rien de particulier.

  • Interpellation du présumé meurtrier d'une fillette belge

    Le meurtrier présumé d'une fillette belge de 11 ans, retrouvée poignardée le 19 avril sur une plage de la ville touristique d'Essaouira (440km au sud de Rabat) a été interpellé samedi par la police marocaine, apprend-on lundi de sources sécuritaires.

  • “Mon père n'a pas tué Ben Barka”

    « Dans ce livre, je raconte ce que, enfant puis adolescent, j'ai vu et entendu dans l'antre du pouvoir absolu. Mais je refais aussi le singulier chemin qui mène des marches d'un trône aux affres de ses oubliettes, de la frivolité à la découverte de soi. Car si ces dix-neuf années de souffrance furent terribles, elles se révélèrent pleines d'enseignement »,

  • Le kamikaze rescapé des attentats de Casablanca : un jeune banlieusard ordinaire

    Le seul survivant parmi les kamikazes qui ont perpétré les attentats du 16 mai, au centre de Casablanca, est un jeune homme qui n'a jamais éveillé les soupçons de ses voisins, des commerçants de son quartier, ou même des autorités locales.

  • Une jeune touriste belge tuée au Maroc

    La police marocaine enquêtait dimanche sur le meurtre d'une jeune Belge de onze ans qui a succombé à ses blessures après avoir été attaquée à coups de couteau sur une plage des environs d'Essaouira, sur la côte atlantique.

  • Feu nourri en Ancienne Médina contre un individu

    Les habitants de Derb Ben Houmane, Ancienne Médina de Casablanca, ont passé, samedi, une nuit mouvementée avec un forcené qui a commencé à les terroriser, usant d'un long couteau avant de blesser deux policiers venus l'arrêter et prendre possession du pistolet de l'un d'eux. Les renforts venus sur les lieux devaient tirer 7 balles pour maîtriser l'individu

  • Raouf Oufkir : Mon « hôte » Hassan II !

    Au fil des ans, de 1972 à votre cavale de quelques jours, en 1987, vos conditions de détention deviennent de plus en plus épouvantables. Vous tenez pour acquis, dans le récit que vous en faites, que c'est Hassan II qui décide personnellement, et dans le moindre détail, du sort qui vous est réservé, et qu'il est donc directement responsable de cette descente aux enfers... J'affirme, en effet, qu'il en est ainsi et je mets au défi qui que ce soit de me contredire. Hassan II a toujours dirigé personnellement les affaires du royaume. A fortiori celles de ce qu'il appelait son « jardin secret », dont notre détention, cruelle et arbitraire, était le fleuron.

  • Code de la nationalité, Crever l'abcès !

    Le débat sur le code de la nationalité vient à point nommé pour permettre au législateur d'harmoniser cette question avec les préoccupations du Maroc moderne. La Marocaine d'aujourd'hui n'est pas celle d'il y a vingt ou quarante ans.

  • L'incompréhension domine chez ceux qui ont connu Richard Robert

    L'interpellation à Tanger d'un Français de 31 ans, originaire de la région stéphanoise, après les attentats du 16 mai à Casablanca, suscite la stupeur et l'incompréhension chez ceux qui l'ont côtoyé avant qu'il ne séjourne en Turquie, puis s'installe au Maroc avec sa femme et ses deux enfants.