Transport routier : Le Maroc pénalisé à l’international

- 19h52 - Maroc - Ecrit par : L.A

« Pas moins de deux heures de perte de temps sur le trajet Agadir-Tanger en raison des contrôles routiers », dénonce Ahmed Aberchane, président de l’Association de transport international et de logistique (Astril-Maroc). C’est la rançon des multiples points de contrôle effectué par le système de sécurité routière. On en dénombre en moyenne une vingtaine sur cet itinéraire emprunté par les camions transportant fruits, légumes et poissons frais destinés à l’exportation. Perte de temps mais aussi pénalisation pécuniaire évaluée à 800 DH par camion et par voyage.

« Dans quelles conditions peut-on alors prétendre à une compétitivité face à la concurrence étrangère ? » s’interroge Aberchane. D’autant plus que la profession est lourdement handicapée par rapport aux transporteurs européens qui opèrent sur le territoire national. Ces derniers bénéficient de la détaxe sur le matériel roulant, la pièce détachée et du carburant professionnel, pour ne se limiter qu’à ces artifices qui constituent au Maroc les postes de frais les plus importants, est-il signalé. Au demeurant, tous les coûts s’avèrent plus élevés chez nous, abstraction faite du salaire du chauffeur.

Aussi ne faut-il point s’étonner de voir la flotte étrangère accaparer les 85% des flux traités par le Transport international routier (TIR). Ce volume est détenu par 43 entreprises étrangères qui opèrent parmi les 380 sociétés que le secteur marocain du TIR avec un millier de véhicule. Or, ce type de transport doit obligatoirement s’aligner sur les normes internationales tout en disposant de moyens à même d’assurer sa compétitivité. Car, aux coûts logistiques internes qui s’avèrent prohibitifs, les frais et délais du passage du détroit sont aussi des handicaps sérieux.

Selon une étude de la Banque mondiale, la traversée coûte environ 550 euros, soit 3 fois plus que sur une distance comparable. Ceci résulte de la combinaison de trois postes quasiment équivalents : des coûts portuaires élevés au Maroc et en Espagne et le prix de la traversée maritime. A cela s’ajoute la vulnérabilité du TIR vis-à-vis des activités illégales comme le trafic des stupéfiants et celui des passagers clandestins. D’après les opérateurs, près de 1% des chargements sont affectés. Niveau jugé très important par les spécialistes.

Pour remédier à la situation, l’Astril-Maroc a élaboré une étude qu’elle compte présenter incessamment au département de tutelle. Selon Aberchane, le document dresse un diagnostic complet des contraintes notamment au niveau juridique, technique et financier. Il définit aussi les grands axes d’une stratégie de développement de l’activité de la flotte nationale. L’objectif est d’arriver à traiter au moins 50% du trafic TIR. Objectif réalisable, selon la profession, à la seule condition d’un accompagnement par autres départements concernés par l’activité.

SIT-Tanger

L’Astril-Maroc organise pour la seconde année consécutive le Salon international du transport et logistique. La prochaine édition aura lieu du 28 au 31octobre à Tanger. Cette manifestation qui rallie le soutien de grands opérateurs étrangers et d’institutionnels concernés, comme TangerMed et Marsa Maroc, se veut pour principal objectif la promotion de partenariats entre les pays du pourtour de la Méditerranée.

Source : L’Economiste - A. G.

  • Code de la route : Les transporteurs font de la résistance

    Le projet de code de la route, dont l'examen par la commission parlementaire (intérieur, décentralisation et infrastructures) a repris il y a quelques jours, est de nouveau sous le feu des projecteurs. Le ministre de l'équipement et du transport, Karim Ghellab, qui fait de ce projet de texte le pilier de son programme de lutte contre l'insécurité routière, a de nouveau repris ses actions de sensibilisation pour obtenir l'adhésion des professionnels du transport qui continuent de contester certaines dispositions.

  • Tanger - Algésiras : la traversée la plus chère du monde

    Les eaux du détroit sont brûlants pour les opérateurs du TIR (Transport international routier). Par Tanger ville ou TangerMed, le tarif de la traversée (aller/retour) vers et à partir d'Algésiras est le même : 950 euros/camion (environ 10.450 dirhams). Pourtant, la durée du trajet au départ de TangerMed est de 1h15 alors qu'elle est de 2h30 à partir du port de Tanger ville. Ce niveau de tarification représente le double, voire le triple de ce qui est appliqué dans la majorité des ports européens.

  • Prévention routière : 510 millions de DH pour le renouvellement du parc de transport routier

    Confronté à une montée dangereuse des accidents de la route, Karim Ghellab, ministre des transports, vient d'annoncer 510 millions de dirhams de subventions aux transporteurs pour l'acquisition de nouveaux véhicules. L'enveloppe, pour la période 2008 à 2010, permettra l'acquisition d'un véhicule neuf contre la mise en fourrière et destruction de l'ancien.

  • Code de la route : le Parlement y travaille, la contestation s'apaise

    Karim Ghellab, ministre de l'équipement et du transport, n'est pas près d'oublier le projet de code de la route. Ce sera sans doute l'une des lois initiée par son département qui lui aura posé le plus de problème durant sa carrière de ministre. Après les multiples grèves des professionnels du transport et les derniers mouvements qui ressemblent plutôt à un baroud d'honneur, la situation semble se normaliser. La commission « Intérieur et infrastructures » de la Chambre des représentants poursuit l'examen du projet de texte dans ses moindres détails.

  • Autoroutes du Maroc : Des parkings sécurisés pour poids lourds

    Des parkings sécurisés pour poids lourds. C'est ce que promet Autoroutes du Maroc (ADM) aux professionnels du transport routier. Le projet, qui s'inscrit dans le droit fil avec la stratégie logistique menée par le ministre de l'Equipement et du Transport, arrive en tête sur la liste des priorités pour 2009. « Ces aires figurent parmi les demandes incessantes des professionnels du transport routier de marchandises, notamment international », précise Karim Ghellab, ministre de tutelle, lors de la réunion du Conseil d'administration de l'ADM consacré à l'examen de son activité à septembre 2008 et de son budget 2009.

  • Pétrole : Marrakech alimentée par pipeline depuis Mohammédia pour 2,5 MMDH

    Le transport de produits pétroliers s'apprête à franchir un nouveau pas dans sa modernisation. Au lieu de camions-citernes, c'est un pipeline qui alimentera l'aéroport Mohammed V en carburant pour avions (« jet » dans le jargon professionnel). Le « tuyau » partira directement de la raffinerie de Mohammédia. Les études pour en arrêter le tracé sont toujours en cours, affirme-t-on, mais, selon les indiscrétions qui ont filtré, le tracé devrait longer l'autoroute . Une solution destinée à éviter les inutiles problèmes d'expropriation (sachant que l'emprise d'une autoroute déborde d'au moins 10 m de chaque côté de la voie, proprement dite).

  • Les Marocains sont les Maghrébins les plus férus de nouvelles technologies

    Le Maroc accueille sur son territoire 39% des 3500 entreprises jugées comme de véritables spécialistes dans le domaine des Technologies de l'information et de la communication (TIC) qui sont implantées dans la région du Maghreb.

  • Tanger attend le rush le weekend prochain

    L'opération Marhaba 2008 se déroule dans de bonnes conditions. Cette année, le flux des voyageurs est assez régulier, permettant une bonne gestion du trafic sur Tanger. Depuis le début de l'opération, le 15 juin, le nombre de MRE ayant traversé le détroit via le port de Tanger a dépassé les 270.000 voyageurs, selon des statistiques du 20 juillet dernier.

  • TangerMed/USA : La liaison opérationnelle fin novembre

    Nouvelle ligne directe pour TangerMed vers les Etats-Unis. Il s'agit du service Amerigo Express lancé il y a quelques années par la CMA-CGM qui s'offre une escale sur le port de TangerMed à partir de fin novembre. « Ce service assure des liaisons entre la Méditerranée et la côte est des Etats-Unis, Miami et Savannah, entre autres ports », selon Domenico Bagala, président du directoire d'Eurogate Tanger, en charge du deuxième quai à conteneurs de TangerMed.

  • La pollution coûte 13 milliards de DH par an

    4% du PIB. Tel est le coût lié aux dégradations de l'environnement. Plus exactement, l'estimation du secrétariat d'Etat en charge de l'Eau et de l'Environnement porte sur 13 milliards de DH/an. Ce coût résulte bien évidemment de plusieurs facteurs tels que la surexploitation des ressources, les changements climatiques, la désertification, mais aussi des émissions et rejets de polluants domestiques et industriels. Le tout affecte l'eau, l'air et la biodiversité.