Un journaliste condamné à un an de prison pour diffamation d’un ministre

- 11h52 - Maroc - Ecrit par :

La Cour d’appel de Rabat a condamné mercredi le directeur de l’hebdomadaire arabophone "Akhbar Al Ousboua", Anas Tadili, à un an de prison pour diffamation à l’encontre d’un ministre, a-t-on apris de source judiciaire.

Le journaliste était poursuivi pour une information publiée le 9 avril où il affirmait qu’un ministre marocain en exercice - dont le nom n’était pas cité mais qui était identifiable dans le contexte de l’article - avait été surpris par la police alors qu’il entretenait des rapports homosexuels dans une station balnéaire au nord du Maroc.

Anas Tadili a également été condamné à verser une amende de 10.000 dirhams (900 euros). En première instance, le 1er juin dernier, il avait été condamné à six mois de prison pour "diffamation et diffusion d’une fausse nouvelle susceptible de troubler l’ordre public" ainsi qu’à une amende de 5.000 dirhams.

L’association de défense de la liberté de la presse Reporters sans frontières (RSF) avait vivement dénoncé "le recours à l’emprisonnement dans les cas de diffamation", estimant qu’il existe "d’autres mesures susceptibles de sanctionner un article, comme le paiement d’une amende raisonnable".

Anas Tadili purge actuellement à la prison de Salé (proche de Rabat) une peine de six mois relative à un précédent procès dans lequel il avait été condamné pour non paiement d’une amende due aux douanes marocaines.

Afp

  • RSF condamne l'incarcération de Anas Tadili

    Reporters sans frontières dénonce le verdict de la Cour d'appel de Rabat qui a condamné, le 29 septembre 2004, le journaliste Anas Tadili à un an de prison ferme et 10 000 dirhams d'amende (environ 900 euros) pour « diffamation » à l'encontre d'un ministre.

  • Anas Tadili sort de prison

    Anas Tadili est sorti de prison après avoir purgé une peine de 22 mois pour divers délits de presse. Il est encore poursuivi pour d'autres affaires.

  • Anas Tadili condamné à six mois de prison pour diffamation envers un ministre

    Le directeur de l'hebdomadaire marocain Akhbar Al Ousboue, Anas Tadili, poursuivi pour diffamation à l'encontre d'un ministre, a été condamné mardi par un tribunal de Rabat à six mois de prison, a-t-on appris de source judiciaire.

  • Un an de prison pour le directeur d'Al Michaâl

    La cour d'appel de Casablanca a confirmé, le 9 mai 2006, la peine d'un an de prison avec sursis et l'amende de 100 000 dirhams (9000 euros) à l'encontre de Driss Chahtane, directeur de l'hebdomadaire Al Michaâl, pour diffamation envers le président algérien Abdelaziz Bouteflika. Le journaliste a été condamné pour « atteinte à la personne d'un chef d'Etat », sur la base de l'article 52 du code de la presse marocain. Reporters sans frontières dénonce cette sentence et rappelle, une fois encore, la nécessité d'une réforme visant à dépénaliser les délits de presse.

  • Un tueur en série condamné à la peine de mort

    Un homme de 32 ans, reconnu coupable des assassinats de neuf adolescents, a été condamné jeudi soir à la peine de mort par la cour criminelle d'Agadir, a-t-on appris vendredi de sources judiciaires. Aucune peine capitale n'a été exécutée au Maroc depuis 1993.

  • Al Jazeera : Sur les traces de Mohammed VI

    Le roi Mohammed VI semble attirer l'attention d'Al Jazeera. Le premier essai transformé dernièrement n'a pas été concluant. Le reportage effectué par le directeur du bureau de Rabat, Hassan Rachidi, sur les cinq années de règne, n'a pas reçu l'assentiment du QG à Doha. Plusieurs explications ont été avancées.

  • Guantanamo : Levée de l'état d'arrestation des Marocains détenus

    La défense des Marocains qui étaient détenus à la base américaine de Guantanamo a demandé, mardi, la levée de l'état d'arrestation des prévenus, estimant que les actes qui leur sont reprochés "sont infondés".

  • Acharnement contre Ali Lmrabet ?

    L'organisation Reporters sans frontières (RSF) a critiqué vendredi "l'acharnement" des autorités marocaines contre le journaliste Ali Lamrabet qui se dit "empêché" de lancer un journal en remplacement de "Demain Magazine", hebdomadaire satirique interdit au Maroc en 2003 pour "outrage au roi".

  • Ali Lamrabet affirme être empêché de lancer un nouveau journal satirique

    Le journaliste marocain Ali Lamrabet a affirmé dans la presse subir des tracasseries administratives visant à l'empêcher de lancer un nouveau journal satirique au Maroc, en remplacement de "Demain Magazine", interdit.

  • Driss Basri attaque Maroc-Hebdo en justice

    Le journal Maroc-Hebdo a reçu une citation à comparaître le 3 septembre devant le tribunal correctionnel de Paris pour "diffamation" à l'encontre de Driss Basri, l'ex ministre de l'Intérieur pendant un quart de siècle, a indiqué lundi ce journal.