L’utilisation de drogues explose chez les jeunes marocains

- 20h40 - Maroc - Ecrit par : L.A

Les multiples conséquences sanitaires, économiques et sociales liées à la consommation des drogues, très répandues parmi les jeunes, que sont le tabac, le hachich et les psychotropes, sont préoccupantes.

Présentant d’importantes similitudes dans la relation significative entre consommation régulière et plusieurs maladies graves, ces substances sont ravageuses et destructrices d’une jeunesse appelée à relever bien des défis. L’avenir de ces jeunes et celui de notre société dans ses différentes composantes s’en trouvent grèves.

Les effets néfastes de ces drogues sont depuis longtemps établis. Il n’échappe à personne qu’ils sont la cause directe, sinon les principaux facteurs de risque de nombre de maladies graves notamment cardio-vasculaires, respiratoires, psychiatriques pour ne citer que ceux-là. Presque inconnus, du moins, d’usage très discret il y a quelques décennies, Leur prolifération a littéralement explosé au cours des dernières années.

La précocité de la consommation du tabac, souvent tolérée par les tuteurs : parents, enseignants… voire, encouragée par un laisser-faire, aussi bien en milieu scolaire que familial, constitue le facteur majeur de dépendance et la démarche première pouvant initier à la poly-consommation de ces substances.

Cette évolution, qui prend de l’ampleur, est relativement récente mais déjà inquiétante : les consommateurs sont de plus en plus jeunes à expérimenter la poly-consommation cumulant tabac, hachich et psychotropes. Ils sont de plus en plus nombreux à en faire un usage régulier. Or l’usage régulier qui en est fait par des adolescents a plus d’une nocivité : il s’effectue à un moment de croissance où le système nerveux central est en pleine phase de développement.

La dépendance au seul tabac est déjà particulièrement inquiétante, cumulée aux autres substances, son usage régulier conduit inévitablement à une diminution des performances scolaires et professionnelles et de suite à un désintéressement vis-à-vis de l’entourage, notamment familial et social. En démotivant et déconnectant l’individu, cet usage devient un facteur majeur de désocialisation, de déscolarisation voire de désintégration de foyers avec les conséquences qu’on sait,

Cet usage régulier, faut-il le rappeler, est également un facteur d’aggravation de beaucoup de maladies, notamment des psychopathologies évolutives, en particulier de la schizophrénie dont les patients connaissent des altérations considérables du comportement avec des épisodes extrêmement sévères.

Ces dangers sont continuellement aggravés par les changements portant sur les produits utilisés, chaque jour, plus nocifs et plus destructeurs.

Il devient impératif d’attirer l’attention des jeunes sur les importants dangers sanitaires et sociaux liés à cet usage et de faire une priorité de la médiatisation de cette pandémie.

Un facteur majeur de désocialisation

Mieux informer les jeunes, les enseignants, les parents et au besoin les professions médicales et paramédicales est à même de permettre d’entamer une lutte contre cette dépravation. Son éradication étant impossible, l’ambition est d’en limiter les dégâts. C’est capital.

La population a certainement besoin de disposer d’une information scientifiquement validée et véhiculée par le corps médical qui est à même de la crédibiliser. Multiplier les occasions de débats, pour les médecins et tous les actifs de la société civile. Inviter les intervenants à informer la population par les moyens appropriés, notamment la télévision dont le rôle informationnel est certainement premier.

Les enseignants sont souvent, eux-mêmes, peu informés sur les moyens à mettre en œuvre pour sensibiliser leurs élèves et leur faire prendre conscience des conséquences ravageuses liées à cet usage. C’est à leur intention qu’il serait souhaitable d’organiser des rencontres d’information et de formation marquant ainsi la première étape d’une lutte de longue haleine. L’objectif d’informer ne vise pas seulement les enseignants, mais la masse des jeunes, les familles, et surtout les parents qui se trouvent souvent désemparés lorsqu’il s’avère qu’un de leurs enfants est consommateur de ces drogues.

Les médecins peuvent, à l’occasion de consultations, repérer l’usage de ces substances et tenter d’en obtenir l’arrêt, mais tout effort individuel, aussi louable qu’il soit, risque d’être limité voire vain, s’il ne s’insère pas dans un cadre de lutte organisé sur le plan local et national.

Améliorer l’état sanitaire de notre société par une lutte contre les drogues, préserve notre cohésion sociale. L’ objectif d’informer et de sensibiliser, qu’il convient de placer parmi les priorités gouvernementales, interpelle toutes les bonnes volontés de la société civile, l’Etat et les institutionnels n’en sont pas exclus.

Gazette du Maroc - Abdelhamid Mghari

  • Le tabac fait un tabac au Maroc

    Le tabac fait un tabac au Maroc. Plus de 15 milliards de cigarettes seraient fumées chaque année. Il faut dire que ce chiffre énorme laisse perplexe mais il reflète bien une réalité. Les marocains, particulièrement les jeunes, s'adonnent de plus en plus à la cigarette. L'acte de fumer est devenu tellement banal que des millions de personnes oublient souvent que les lois marocaines l'interdisent dans les lieux publics. En effet, le Royaume s'est doté d'une loi spécifique en la matière après de longues années d'attente. Adoptée par la chambre des représentants le 29 avril 1991, la loi n° 15-91 relative à l'interdiction de fumer et de faire de la publicité et de la propagande en faveur du tabac dans les lieux publics, ne sera promulguée qu'en juin 1995.

  • Chez nous aussi il est interdit de fumer

    C'est peut être bon de « tirer » sur une cigarette, mais tout autant nuisible pour la santé. On ne le répètera jamais assez. Aujourd'hui, le danger que représente la cigarette pour la santé est parfaitement établi. La médecine moderne a dressé une liste bien garnie de maladies graves liées au tabac. Des maladies qui ne concernent pas uniquement les fumeurs actifs, mais également les fumeurs dits « passifs ». D'où la légitimité des interdictions de fumer dans les lieux publics ou à usage collectif.

  • La drogue se propage chez les jeunes marocains

    Certains sont étudiants dans des écoles privées alors que d'autres suivent leurs études à la faculté. « Même si on n'a pas encore eu les résultats du premier semestre, nous avons décidé de faire la fête après une longue période de préparation », déclare Mehdi. Cependant, toute la clique semble attendre impatiemment l'arrivée du tout dernier convié. Il s'appelle Sofiane. Il a été chargé, comme à l'accoutumée, par le groupe d'acquérir de la drogue.

  • Un Marocain sur quatre touché par la dépression

    Au Maroc, une personne sur quatre est touchée par la dépression. C'est ce qui ressort de l'étude sur « la santé mentale et la toxicomanie », menée par le Ministère de la santé. La santé mentale est un véritable problème de santé publique.En effet, un Marocain sur deux présente au moins un signe relevant d'une mauvaise santé mentale, allant du simple tic nerveux à l'état d'anxiété ou à la dépression.

  • Quelle jeunesse pour quel Maroc ?

    Au moment où les grandes économies planétaires souffrent d'un manque aigu de la jeunesse pour pouvoir maintenir leur puissance et du coup s'imposer sur l'échelle mondiale, d'autres pays au contraire, en disposent de manière suffisante, mais ce que nous reprochons à ces derniers pays c'est que leur jeunesse n'est pas bien exploitée ni du moins investie. Le Maroc malheureusement, compte parmi cette seconde catégorie. Une population très jeune mais qui nécessite un travail colossal et une mobilisation de l'État, des acteurs politiques, économiques et associatifs pour mieux exploiter cette richesse.

  • Ils sont « fous », ces Marocains !

    Près la moitié des Marocains ont eu au moins un trouble mineur récurrent, parfois sans lendemain (insomnie, angoisse, tic nerveux, dépression…) Ce constat a été révélé lors de la Conférence nationale de la santé mentale et des toxicomanies organisée jeudi 22 février à Rabat. Cette rencontre a été occasion de présenter les principaux résultats de l'enquête nationale sur la prévalence des troubles mentaux dans la population. Réalisée en 2003, cette opération est la première permettant de faire un état des lieu sur la santé mentale et les toxicomanies.

  • Le Maroc interdit le tabac dans les lieux publics

    Le Maroc a adopté, mercredi dernier, une loi modifiant la loi actuelle interdisant le tabac dans les lieux publics. Cette loi interdit dorénavant la vente de tabac aux mineurs ainsi que la publicité et la consommation de tabac en publique.

  • 25% des Marocains vivent sous le seuil de pauvreté !

    Au Maroc, environ 15 % de la population vit actuellement en situation de pauvreté, deux tiers vivant en milieu rural, mais avec des poches de pauvreté tant en milieu urbain que rural. 25 % de plus de la population vit au seuil ou en dessous du seuil de pauvreté ; ceux qui vivent à 50 % au-dessus du seuil de pauvreté étant considérés comme « économiquement vulnérables » aux maladies et invalidités, aux intempéries, ou à la perte d'un emploi.

  • Les jeunes marocains : Quel usage ont-ils de l'Internet ?

    De nos jours, les nouvelles technologies de l'information et de communication (NTIC) revêtent une importance primordiale au sein de la société contemporaine, elles permettent d'offrir des services performants et diversifiés à de nombreux citoyens du monde.

  • Sécurité renforcée autour des écoles marocaines

    Kenza, 13 ans, a peur d'aller à l'école. Après avoir été agressée et dépouillée de son cartable et GSM, elle refuse de se rendre ou de revenir seule du collège. Pourtant, l'école est en principe un lieu où l'on devrait se sentir en sécurité. Seulement, ces dernières années, les établissements scolaires sont la proie de délinquants. Les faits divers et les histoires que se racontent les familles sont légion. Régulièrement, des articles de presse paraissent sur le sujet. Le phénomène est en tout cas sérieux et préoccupent personnel pédagogique, psychologues et parents.