« Je ne veux pas mourir » : Les derniers mots d’un Marocain tué par la police espagnole
Le décès d’un Marocain après une interpellation policière musclée au pistolet à impulsion électrique (Taser) en Espagne suscite l’indignation. Des vidéos contredisent la version du ministère de l’Intérieur, poussant des responsables politiques à exiger des comptes.
L’affaire remonte au 7 décembre dernier, lorsque Haitam Mejri a perdu la vie dans un commerce de Torremolinos à la suite d’une intervention des forces de l’ordre. Face aux récentes révélations, les formations politiques Izquierda Unida et Sumar ont officiellement interpellé le gouvernement concernant de potentielles « faussetés » dans le récit du drame.
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Selon la version initiale défendue par les autorités et relayée par El Debate, les agents seraient intervenus pour un vol avec violence présumé. Face à un individu décrit dans un état de grande agitation, ils auraient fait usage d’un pistolet de type Taser et de techniques de contention jugées proportionnées, avant que l’homme ne succombe à un arrêt cardiorespiratoire.
Cependant, la diffusion de plusieurs enregistrements vient lourdement contredire cette narration. Les images dévoilent l’application de multiples décharges électriques et l’usage prolongé de la force physique. Contrairement aux accusations de désobéissance active, la victime y est formellement entendue en train de supplier : « Je veux collaborer » ou encore « Je ne veux pas mourir ».
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Ces contradictions majeures ont poussé des députés à déposer une batterie de questions parlementaires. Si une action abusive d’agents pourtant formés est avérée, des responsabilités dépassant la simple imprudence pourraient être engagées, alors que le dossier est actuellement instruit par la justice espagnole.