Espagne : Hanan Serroukh dénonce le burka comme un « outil d’esclavage »
L’écrivaine et experte Hanan Serroukh a vivement dénoncé mardi le port du burka et du niqab en Espagne, qualifiant ces vêtements d’outils d’esclavage et d’idéologie extrémiste, tout en fustigeant l’inaction des responsables politiques face à l’islamisme radical.
Hanan Serroukh, ancienne musulmane ayant fui un mariage forcé à l’adolescence, mène désormais un combat intellectuel et sécuritaire contre l’islamisme. Pour cette spécialiste d’origine marocaine, le débat actuel sur la légalité du voile intégral en 2026 est un recul majeur pour les valeurs démocratiques et le principe d’égalité entre les sexes.
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« Il y aura toujours des femmes qui voudront les porter, c’est parce qu’elles militent dans l’islamisme, qui est comme militer dans le nazisme », affirme-t-elle à El Mundo. Elle rejette l’idée que le burka soit un simple habit religieux, le décrivant comme un « élément de soumission » visant à effacer la présence des femmes dans l’espace public au profit de normes communautaires strictes.
L’experte pointe du doigt l’irresponsabilité de certains dirigeants politiques qui, selon elle, permettent aux préceptes salafistes de s’infiltrer dans les institutions démocratiques. Elle avertit que cette complaisance au nom du multiculturalisme prive de protection les femmes et les jeunes filles qui cherchent à s’émanciper de ces impositions coercitives.
Droits humains et lutte contre le radicalisme en Espagne
Mme Serroukh rappelle que des pays comme le Maroc ont déjà interdit la fabrication et la vente de voiles intégraux pour préserver leur stabilité nationale face aux idées expansionnistes. Elle déplore que certaines régions espagnoles deviennent des zones où l’ordre islamique tente de s’imposer en marge des lois de l’État.
Bien que la justice espagnole ait par le passé limité les interdictions totales, Hanan Serroukh estime que le système doit impérativement garantir l’accès à une vie libre pour toutes les citoyennes. Elle considère que l’acceptation de ces tenues « camoufle » une réalité de séquestration sociale et de violence symbolique incompatible avec les droits fondamentaux.
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Enfin, l’écrivaine se montre sceptique face aux récentes initiatives législatives de divers partis politiques, qu’elle juge parfois opportunistes ou incomplètes. Elle exhorte le gouvernement à regarder « au-delà du tissu » pour s’attaquer au risque de fracture sociale généré par les mouvements radicaux qui utilisent les libertés démocratiques pour mieux les affaiblir.