La ville de Tanger « asphyxiée »

- 22h00 - Maroc - Ecrit par : S.A

Asphyxié par une augmentation vertigineuse des dépenses liées à des contentieux juridiques, le conseil de Tanger sollicite auprès du ministère de l’Intérieur l’inscription d’une provision de 80 millions de dirhams au budget 2026 pour couvrir ces frais.

Les documents officiels publiés par la commission des finances de la commune de Tanger indiquent que les dépenses liées à des contentieux juridiques sont passées de 50 à 80 millions de dirhams en une seule année. Un cas inédit dans l’histoire de la gestion communale, fait remarquer le quotidien Al Akhbar, précisant que ce sont des citoyens et des entreprises, qui ont porté les litiges devant le tribunal administratif. Ils sont liés aux opérations d’expropriation menées dans le cadre de projets d’élargissement de voirie ou de construction d’édifices administratifs.

À lire : Un entrepreneur fait condamner la ville de Tanger

Les reproches des requérants se résument au défaut de versement d’indemnités justes et au non-respect des procédures légales en vigueur par la commune. Récemment, le tribunal administratif a ordonné la ville de payer des amendes s’élevant à 50 000 dirhams au profit de plusieurs sociétés et propriétaires. Une partie de ces dossiers contentieux a été enregistré sous le règne du PJD. Ces jugements ont été déclarés définitifs et exécutoires en raison de l’absence de recours de la commune – faute de preuves de la légalité de ses actions.

À lire : Une ville française fait condamner Tanger

Le conseil de Tanger devrait entériner cette provision de 80 millions de dirhams lors de sa session budgétaire d’octobre, la semaine prochaine.

  • Tanger dépend (trop) de l'immobilier

    Les finances de la ville de Tanger dépendent fortement des revenus liés à l'immobilier. Un récent bilan des recettes communales montre l'importance de ce secteur pour le budget local, tout en révélant une tendance à la baisse par rapport à l'année précédente.

  • Une ville française fait condamner Tanger

    Le tribunal administratif de Tanger vient de condamner la commune à indemniser une municipalité française. Celle-ci l'avait accusée d'avoir exploité illégalement un bien de plus de 7 000 m² qu'elle détient en copropriété, en le transformant en cimetière public dans la zone de Tanger-Balia, relevant de l'arrondissement de Mghogha.

  • Un entrepreneur fait condamner la ville de Tanger

    Le tribunal administratif de la ville de Tanger a donné raison à une société chargée de travaux routiers, qui a poursuivi le Conseil préfectoral de Tanger-Assilah présidé par le dirigeant du Parti authenticité et modernité, Mohamed El Hamidi en justice, pour « manquement » à ses engagements financiers dans le cadre d'un marché public.

  • Une ville française porte plainte contre Tanger

    La commune de Tanger est à nouveau agitée par une question foncière. Cette fois, une municipalité française l'accuse d'avoir transformé un terrain lui appartenant en cimetière et l'a attaquée en justice.

  • A Agadir, un Marocain juif se fait voler six parcelles de terrains

    Un citoyen marocain de confession juive dénonce la décision du parquet d'Agadir de classer sans suite sa plainte pour abus de confiance, usurpation de fonction et menaces. Il accuse une personne nommée « N.K. » d'avoir vendu son terrain pour plus de 5,3 millions de dirhams.

  • Le Maroc mise sur le tabac et l'alcool pour équilibrer son budget 2026

    Le gouvernement marocain prévoit des recettes fiscales de plus de 21 milliards de dirhams provenant des taxes sur la consommation du tabac et de l'alcool pour maintenir le déficit budgétaire à 3 % du PIB en 2026. Un montant qui dépasse largement les bénéfices attendus de l'Office chérifien des phosphates (OCP).

  • Cafés à chicha : opération d'envergure à Tanger

    Les agents de police de la ville de Tanger ont mené en fin de semaine écoulée une vaste campagne contre les cafés à chicha. Plusieurs propriétaires et gérants de ces établissements ont été arrêtés et d'importantes quantités de produits de contrebande saisies.

  • Un résident français coincé trois semaines à Tanger pour une erreur administrative

    Un week-end de repos au Maroc s'est transformé en un long calvaire administratif pour un résident français. Parti de Nantes pour un court séjour à Tanger début septembre, ce chef d'entreprise a vu son retour en France bloqué, l'obligeant à un séjour forcé de plusieurs semaines.

  • Casablanca : une escroquerie à 20 millions de dirhams

    Suite à une plainte déposée par une citoyenne dénonçant la falsification de documents et l'escroquerie de près de 20 millions de dirhams par des employés de banque et des avocats, la Brigade nationale de la police judiciaire (BNPJ) a mené son enquête puis transmis le dossier au procureur près la chambre criminelle à la cour d'appel de Casablanca.

  • Tanger : le scandale des toilettes

    Alors que des interrogations subsistent quant au sort des précédentes toilettes publiques intelligentes dont l'installation avait coûté un million de dirhams, la municipalité de Tanger vient de lancer un appel d'offres de 15 millions de dirhams pour l'installation de nouvelles toilettes.