600 ans après sa chute, Grenade retrouve sa Mosquée

- 14h40 - Maroc - Ecrit par :

600 ans après la chute de Banou Al Ahmar Grenade retrouve sa Mosquée. « Toute œuvre achevée reste imparfaite ». Il suffisait de prononcer cette première partie du poème d’Abou Al Baqaà Ar-Randi, pour mesurer la force de l’attachement des Musulmans à Grenade, Gharnata, dernier bastion de la présence arabe en Anadalousie et symbole d’une déchéance militaire, politique et civilsationnelle, qui à la fin du quinzième siècle, avait coïncidé avec le début d’une longue et ténébreuse décrépitude de la civilisation arabo-musulmane.

Durant la même année, 1492, Christophe Colomb avait découvert l’Amérique. La fulgurante jonction de ces dates a presque le même effet des deux bords de la Méditerranée.

Prière des Musulmans de Grande après l’inauguration officielle de la mosquée.

Du haut de la Giralda, sœur jumelle de la Koutoubia à Marrakech et de la Mosquée Hassan à Rabat, on déplorait l’absence de trace de l’Islam à Grenade. Mais il y a vingt-deux ans, les Musulmans de cette ville avaient décidé de construire une mosquée adossée à un centre islamique de recherche à Grenade. Ce fut le début d’un long périple procédural et administratif, alimenté peut-être par une mauvaise compréhension de la dimension de la religion islamique dans le patrimoine de l’Andalousie.

Mais grâce au soutien de feu S.M. Hassan II que Dieu l’ait en Sa Sainte Miséricorde, qui a participé personnellement au financement du projet, la Mosquée a enfin vu le jour. La première mosquée de Grenade, après le départ des Nasrides en 1492, a donc été inaugurée hier au quartier d’Al-Abayacin. La pose de la première pierre a été effectuée il y a 22 ans déjà.

La cérémonie d’inauguration a été marquée par la présence des délégations de plusieurs pays musulmans dont le Maroc, la Malaisie, la Turquie, l’Arabie Saoudite, l’Indonésie et les Emirats Arabes Unis, ainsi que le maire de Grenade, et de M. Malik Abderrahmane Ruiz, président de la communauté musulmane et de la Fondation qui a veillé à la construction du centre culturel et religieux qu’abritera la mosquée. Avec l’ouverture de ce lieu de culte, « nous allons démontrer avec les actes que l’Islam est une religion positive pour la société et non une incitation à la confrontation et à la haine », a déclaré lors d’une conférence de presse, hier, M. Abdelhasid Castineira, directeur du centre islamique.

Najib Amrani - Lematin.ma

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