64 condamnés à mort, pas d’exécution depuis 1993

- 14h36 - Maroc - Ecrit par :

Les dix islamistes marocains condamnés à la peine capitale dans la nuit de vendredi à samedi à Casablanca, à l’issue du procès de 31 intégristes membres présumés de la Salafia Jihadia, devraient rejoindre 64 condamnés à mort déjà détenus dans les prisons marocaines.

Les nouveaux condamnés - qui disposent encore d’un pourvoi possible en cassation - pourront toujours espérer échapper au peloton d’exécution en tablant sur le fait que, selon les autorités, la peine de mort n’a pas été appliquée au Maroc depuis 1993.

La dernière exécution capitale annoncée a été celle de Mohamed Tabet, un commissaire de police condamné le 15 mars 1993, pour proxénétisme, par la chambre criminelle de la Cour d’appel de Casablanca.

Parmi les condamnations figurent déjà un cas de terrorisme islamiste : en janvier 1995 trois jeunes islamistes franco-maghrébins avaient été condamnés à mort pour un attentat contre l’hôtel Atlas-Asni à Marrakech où deux touristes Espagnols avaient été tués. Leur peine n’a pas été exécutée.

Parmi ceux que le tribunal de Casablanca vient de condamner à la peine capitale figure notamment Youssef Fikri, considéré comme le chef du groupe intégriste poursuivi, et son principal lieutenant Mohamed Damir.

Youssef Fikri, 25 ans, baptisé "l’émir du sang" dans la presse marocaine, avait reconnu devant le tribunal avoir "tué les ennemis de Dieu".

Les huit autres condamnés à mort, âgés de 27 à 38 ans, l’ont tous été soit pour homicide volontaire, dans le cadre de divers meurtres commis au cours des deux dernières années, soit pour tentative d’homicide avec préméditation.

Une nouvelle législation antiterroriste, adoptée peu après les sanglants attentats-suicide du 16 mai à Casablanca, a aggravé les peines encourues dans les cas de terrorisme - et élargi le domaine d’application de la peine capitale.

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