Adieu Cuba, bonjour le Maroc : Pourquoi les touristes québécois changent de cap en 2026
À la suite de la capture du dirigeant vénézuélien Nicolás Maduro et des déclarations du président américain Donald Trump prédisant la chute du régime cubain, les voyageurs québécois manifestent des réactions divergentes quant au maintien de leurs séjours dans les Caraïbes. Si une majorité de vacanciers conserve ses projets, une partie des touristes choisit d’annuler ses réservations au profit de destinations jugées plus stables, notamment le Maroc.
Le président américain a affirmé, le 5 janvier 2026, que le régime de Cuba était sur le point de tomber, estimant que l’île ne survivait économiquement que grâce au soutien du Venezuela. Bien que Donald Trump ait précisé ne pas avoir l’intention d’utiliser la force militaire, ces propos ont suscité des inquiétudes au sein de l’industrie touristique canadienne. L’Association des agents de voyages du Québec (AAVQ) a toutefois invité ses membres à la retenue, jugeant prématuré de tirer des conclusions opérationnelles ou d’annuler des séjours en l’absence de nouvelles recommandations formelles du gouvernement fédéral.
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Selon le journal La Presse, le Maroc s’impose comme une alternative pour les voyageurs souhaitant éviter l’instabilité potentielle dans les Caraïbes. Sophie, une habituée des destinations ensoleillées, a ainsi confié son intention d’opter pour le Royaume ou la Tunisie par crainte d’un interventionnisme américain dans la région. D’autres voyageurs, comme Bruno, se sont tournés vers le Mexique, invoquant un risque trop élevé de soulèvements populaires à Cuba.
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Malgré ces annulations, une partie des voyageurs maintient ses plans, soulignant que la situation sur place reste normale pour les vacanciers et que le tourisme constitue une source de revenus vitale pour la population locale. Des intervenants du secteur précisent ne pas vouloir modifier leurs projets à moins d’une obligation légale. Par ailleurs, certains voyageurs réguliers profitent de leurs séjours pour acheminer du matériel essentiel et des médicaments face aux pénuries chroniques qui frappent l’île.