Airbus : une crise qui profitera au Maroc

- 08h35 - Maroc - Ecrit par : Bladi.net

Le retard de livraison de l’A380 a coûté à Airbus près de 4,8 milliards d’euros. Pour réduire ses coûts, l’avionneur européen veut développer la sous-traitance au Maroc.

En pleine zone de turbulences, Airbus annonce une politique de réduction des coûts. Le nouveau président, Louis Gallois, a annoncé, mardi 10 octobre, le jour même de sa nomination, le maintien du plan de restructuration préparé par son prédécesseur Christian Streiff avec, entre autres, des suppressions d’emplois.
« Il y a des structures qui sont trop lourdes, qu’il va falloir rendre plus légères et ça se traduira par des problèmes d’effectifs, c’est certain », a déclaré M. Gallois.

« Nous lançons ainsi une politique de réduction des coûts qui se traduira par le développement de l’axe de sous-traitance notamment au Maroc. Aujourd’hui, Airbus emploie 10.000 personnes au Royaume qui s’intéresse de plus en plus au domaine de l’aéronautique. Il s’agit d’une relation gagnant-gagnant avec le Maroc que nous poursuivrons », a annoncé, pour sa part, David Dufrenois, vice-président des ventes Afrique du Nord et Afrique de l’Ouest d’Airbus, lors d’une rencontre avec la presse mardi dernier, à Casablanca.

Maggie Bergsma, responsable régionale de la communication au sein d’Airbus, souligne les opportunités qu’une pareille décision offre au Maroc. « Pour être plus compétitif, la sous-traitance est un créneau à développer. Le Maroc en tirera certes profit puisqu’il accorde une importance à ce secteur. Rappelons que SM le Roi Mohammed VI a inauguré tout récemment un centre dédié à l’aéronautique », note-t-elle.
Selon l’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE), Airbus compte quelque 60.000 sous-traitants dont 7.000 travaillent in situ. En pleine crise, l’avionneur européen a accusé un retard de deux ans pour la livraison du gros porteur A380.

Selon Louis Gallois, le principal problème réside dans le câblage électrique de la cabine qui a été réalisé à Saint-Nazaire et à Hambourg. « Les problèmes sont plutôt localisés à Hambourg, mais ce n’est pas une question française ou allemande ; c’est une question d’Airbus », a-t-il ajouté. Boeing n’est-il pas en train de prendre une longueur d’avance technologique avec son 787 ? « Pas du tout ! Vous savez, le 787 n’a pas encore volé tandis que l’A380 a déjà effectué des vols », répond David Dufrenois. En rivalisant d’innovations, d’exploits et de coups marketing, ces deux entreprises d’aviation civile se disputent la place de leader. Pour l’année 2005, c’est Airbus qui l’a emporté. Boeing y arrivera-t-il cette année ?

Atika Haimoud - Aujourd’hui le Maroc

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