Ali Maamar : « La Belgique est ma maman adoptive, mais le Maroc est mon choix de cœur »
Le défenseur d’Anderlecht Ali Maamar, vingt ans, s’impose au sein du club bruxellois grâce à une discipline de fer héritée de son père Saïd. Entre passion pour les animaux et rigueur académique, le jeune Belgo-Marocain refuse de brûler les étapes.
Ali Maamar se prépare à affronter de nouveau le Club Bruges, adversaire contre lequel il a lancé sa carrière professionnelle en janvier 2025. Sous la direction de David Hubert, le latéral droit a su gérer la pression médiatique grâce à un tempérament calme et une absence de stress, selon les confidences de son père à La Dernière Heure .
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Géré sans agent par son père Saïd, ancien professeur de mathématiques, et son frère Omar, futur agent certifié FIFA, le joueur place la loyauté familiale au centre de sa carrière. Polyglotte maîtrisant quatre langues, il a toujours concilié une scolarité exemplaire avec les exigences du centre de formation de Neerpede.
Ali Maamar, un talent brut entre rigueur physique et amour des chevaux
Passé par le Lierse et Malines avant de revenir à Anderlecht en U15, Maamar a forgé son caractère dans divers clubs belges. Son père se souvient d’un enfant « artiste » qui dessinait des animaux dans sa chambre et qui, aujourd’hui encore, continue de se rendre à vélo pour nourrir les chevaux à Wemmel.
Sur le terrain, ses statistiques physiques impressionnent, se rapprochant des standards de son idole Achraf Hakimi en matière de sprints à haute intensité. Cette capacité de travail, inspirée par l’esprit de Cristiano Ronaldo, lui permet d’enchaîner les courses à plus de 25 km/h pour déstabiliser les défenses adverses.
Sacré champion du monde avec les U20 du Maroc, Ali Maamar a gagné en maturité suite à cette exposition internationale à Rabat et Bruxelles. S’il a choisi les Lions de l’Atlas par le cœur sous la houlette de Mohamed Ouahbi, il conserve un attachement profond pour la Belgique, sa « maman adoptive ».
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Malgré les sollicitations, le jeune défenseur ne considère pas le RSCA comme un simple tremplin vers l’étranger. Concentré sur ses objectifs quotidiens à Bruxelles, il souhaite s’installer durablement au club, refusant de précipiter un départ tant qu’il n’aura pas franchi tous les paliers nécessaires.